Question écrite n° 2572 :
bruits

11e Législature

Question de : M. Michel Pajon
Seine-Saint-Denis (13e circonscription) - Socialiste

M. Michel Pajon attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur les nuisances occasionnées par la traversée de la ville de Noisy-le-Grand par l'autoroute A 4. En 1976 s'achevaient les travaux de construction de l'autoroute A 4 en périphérie est de la région parisienne. Alors que dans le département du Val-de-Marne cet équipement a bénéficier d'un revêtement permettant de minimiser les nuisances sonores, le tronçon traversant le département de la Seine-Saint-Denis, et notamment la ville de Noisy-le-Grand sur environ 3 kilomètres, a été réalisé à l'origine avec un matériau moins coûteux et beaucoup plus bruyant. La zone de la ville de Noisy-le-Grand traversée par l'A 4 est très urbanisée. Nombreux sont les riverains qui subissent depuis plusieurs années des nuisances sonores très agressives dues au trafic autoroutier de plus en plus important, et sont ainsi amenés à s'en plaindre régulièrement. L'autoroute ayant été réalisée voilà plus de vingt ans, il lui demande quant il compte entreprendre les travaux de réaménagement qui s'imposent pour remédier à des nuisances croissantes.

Réponse publiée le 24 novembre 1997

Dans la traversée de Noisy-le-Grand, la chaussée de l'autoroute A 4 a été réalisée avec des dalles en béton de ciment. Cette technique génère un bruit routier supérieur à celui d'une chaussée en béton bitumineux, car accentué en raison du battement des dalles sous le passage des véhicules. Néanmoins, cette section de l'autoroute est équipée de merlons de terre et d'écrans antibruit. Les riverains sont donc protégés de la plus grande partie des nuisances sonores, dont le niveau reste en dessous des normes admissibles ; une récente campagne de mesures n'a mis en évidence aucun dépassement de ces normes. La mise en place d'une couche de roulement antibruit, qui réduirait davantage les nuisances sonores, ne peut être effectuée sans d'importants travaux préalables de préparation tels que la stabilisation des dalles et l'application d'une très épaisse couche de renforcement sur celles-ci. Or, ces travaux sont difficiles à effectuer en raison du trafic très dense sur cette section (130 000 véhicules par jour). Cependant, un projet de réalisation d'une quatrième voie et de collectrices, qui permettraient de réduire la gêne apportée au trafic par les travaux, est en cours d'étude dans ce secteur. Dans la mesure où il s'agit d'un projet complexe, dont la réalisation ne peut s'envisager à court terme et qui nécessite des études approfondies, les services du ministère de l'équipement, des transports et du logement réfléchiront à de nouvelles dispositions permettant d'engager plus rapidement la mise en oeuvre d'un revêtement atténuant le bruit.

Données clés

Auteur : M. Michel Pajon

Type de question : Question écrite

Rubrique : Déchets, pollution et nuisances

Ministère interrogé : équipement et transports

Ministère répondant : équipement et transports

Dates :
Question publiée le 1er septembre 1997
Réponse publiée le 24 novembre 1997

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