Question écrite n° 26394 :
aides à domicile

11e Législature
Question signalée le 21 février 2000

Question de : M. Jean Ueberschlag
Haut-Rhin (4e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Jean Ueberschlag attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les inquiétudes des associations d'aide aux personnes âgées quant à l'avenir des services d'aide à domicile. En effet, le 1er février dernier, le conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) a proposé d'abaisser le taux horaire de remboursement de l'aide à domicile de 9 francs pour le fixer à 73,50 francs à compter du mois d'avril 1999. Grâce à la nouvelle loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 qui a accordé une exonération totale des cotisations patronales URSSAF pour les rémunérations des aides à domicile dans le cadre spécifique des interventions auprès de personnes dépendantes, le coût horaire a pu être ramené à 79,80 francs. Or la décision que vient de prendre la CNAV annule tous les effets positifs attendus de la nouvelle loi et aggrave les difficultés financières des services d'aide à domicile. Aussi, il lui demande quelles mesures elle compte mettre en oeuvre en vue de sauvegarder la pérennité de l'aide à domicile et de préserver les emplois qui en découlent.

Réponse publiée le 28 février 2000

L'honorable parlementaire appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les inquiétudes exprimées par les responsables des organismes d'aide à domicile suite à la décision prise par le conseil d'administration de la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS) d'abaisser le taux horaire d'aide ménagère pour 1999. La détermination de ce tarif relève assurément de la compétence du conseil d'administration de la CNAVTS puisqu'il s'agit d'une prestation facultative financée sur son fonds d'action sanitaire et sociale. Néanmoins, une telle décision est soumise à l'approbation des autorités de tutelle, particulièrement attentives à ce que la fixation du montant de la participation horaire de la CNAVTS à l'aide ménagère à domicile pour 1999 concilie la prise en compte d'une part de l'exonération totale des charges patronales de sécurité sociale dont bénéficient sous certaines conditions les organismes d'aide à domicile depuis le 1er janvier, d'autre part de leurs obligations légales ou des règles conventionnelles applicables aux personnels qu'ils emploient. Le taux arrêté le 4 février 1999 par la CNAVTS était manifestement inadapté pour garantir cet indispensable équilibre et le fonctionnement durable des associations d'aide à domicile. Aussi le ministère de l'emploi et de la solidarité a-t-il été conduit à faire connaître au président du conseil d'administration de la CNAVTS, à deux reprises, la décision du 4 février ayant été renouvelée le 4 mars, son refus d'approuver une délibération arrêtant un tel taux. Il a, par ailleurs, demandé à celui-ci de lui faire des propositions, en étroite concertation avec les fédérations représentatives du secteur, pour mettre en place, à l'avenir, des taux différenciés ou toute autre forme de tarification reposant sur des critères objectifs. C'est dans ces conditions, au terme de multiples consultations et de nombreux échanges entre les partenaires sociaux, que le conseil d'administration de la CNAVTS a pris une nouvelle délibération, le 1er avril, fixant à 77,50 francs, en moyenne annuelle, le montant du tarif horaire de l'aide ménagère et arrêtant le nouveau barème de participation des retraités. Le ministère de l'emploi et de la solidarité a décidé d'agréer ce tarif. Il a demandé qu'il soit transitoire, dans l'attente de la détermination de taux différenciés, prenant en compte le coût horaire réel de l'aide ménagère mais aussi les situations locales et la qualité du service rendu. Dans le même esprit, il a agréé à compter du 1er janvier 2000 un tarif unique, porté à 78,20 francs, conformément à l'évolution prévisionnelle des prix hors tabac prévue par la loi de finances pour 2000, tout en renouvelant sa demande qu'une nouvelle tarification intervienne dès le 1er juillet 2000.

Données clés

Auteur : M. Jean Ueberschlag

Type de question : Question écrite

Rubrique : Professions sociales

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : emploi et solidarité

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 21 février 2000

Dates :
Question publiée le 8 mars 1999
Réponse publiée le 28 février 2000

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