Question écrite n° 26437 :
professions de santé

11e Législature

Question de : Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont
Haute-Vienne (3e circonscription) - Socialiste

Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la réforme engagée pour les études médicales. En effet, en vertu de la législation européenne de 1986, les certificats d'études spéciaux qui constituaient un moyen autre que l'internat pour devenir spécialiste en médecine et notamment en gynécologie médicale, ont été supprimés. Or, même s'il a été décidé d'instituer au sein de l'internat la filière de gynéco-obstétrique, il n'en demeure pas moins que la profession des gynécologues médicaux n'a plus d'existence propre. Aussi, elle lui demande s'il envisage d'adopter des mesures afin de permettre aux femmes de continuer à bénéficier d'un suivi médical de qualité assuré par le gynécologue de leur choix ayant bénéficié d'une réelle formation.

Réponse publiée le 3 mai 1999

Il n'est pas dans l'intention du Gouvernement de supprimer la pratique de la gynécologie médicale. Pour des raisons de législation européenne, les certificats d'études spéciaux, qui étaient une filière parallèle à l'internat pour devenir spécialiste en médecine, ont été supprimés en 1984. Après les études menées par le groupe de travail présidé par le professeur Nicolas, il a été décidé d'identifier trois choix supplémentaires au décours du concours d'internat, dont celui de gynéco-obstétrique. Cette décision est la seule qui permettra dès 1999 d'augmenter le nombre d'internes formés dans cette discipline. Il convient de noter que 50 % des internes en gynéco-obstrétique sont des femmes et l'expérience montre que les femmes spécialistes en gynéco-obstétrique s'orientent plutôt vers le gynécologie médicale. On peut donc penser que la moitié au moins de celles et ceux qui sont ainsi formés par l'internat choisiront la gynécologie médicale plutôt que l'obstétrique. Les gynécologues médicaux et les obstétriciens ont établi un plan de formation en quatre ans. Ce plan comprend une base chirurgicale et une base obstétricale d'un an chacune puis deux ans de formation laissé au choix de l'interne.

Données clés

Auteur : Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement supérieur

Ministère interrogé : santé et action sociale

Ministère répondant : santé et action sociale

Dates :
Question publiée le 8 mars 1999
Réponse publiée le 3 mai 1999

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