fonctionnement
Question de :
M. Richard Cazenave
Isère (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Richard Cazenave appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur les conséquences pour les MI/SE (maîtres d'internat - surveillants d'externat) des mesures qu'ils a annoncées dans le cadre du plan d'action pour les lycées. En effet, 3 300 postes de surveillants seront supprimés dans le budget 1999 et ils seront remplacés par 3 000 postes de surveillants employés uniquement à mi-temps. De plus, la priorité de recrutement sera donnée aux élèves de 1re année d'IUFM ou titulaires de la licence. Ainsi, le recrutement à partir du baccalauréat, sur critères sociaux, est remis en cause. Eu égard aux graves problèmes d'insécurité actuels auxquels sont confrontés les personnels et les élèves dans les étalissements scolaires, il lui demande de revoir ce dossier afin que les postes supprimés au budget 1999 soient rétablis et que les postes prévus soient des postes à temps plein avec un recrutement basé sur les critères habituels.
Réponse publiée le 27 septembre 1999
La loi de finances pour 1999 prévoit une mesure technique de suppression de 3 300 emplois de maîtres d'internat/surveillants d'externat (MI-SE) inscrits au chapitre 31-93 et l'inscription, en contrepartie, d'un crédit au chapitre 31-97 ajustant la dotation correspondant à la rémunération de 3 300 MI-SE. Cette mesure n'affecte en aucune façon le potentiel des MI-SE existant. En outre, dans le cadre du plan d'urgence en faveur des lycées, des crédits assurant le recrutement de 3 000 MI-SE à mi-temps ont été inscrits dans la loi de finances pour 1999, afin de répondre aux demandes des lycéens en matière d'accueil, de surveillance et d'animation. Au total, le potentiel de MI-SE est donc accru. Ces 3 000 MI-SE sont recrutés dans le strict respect des décrets de 1937 et 1938. Ainsi, les étudiants se destinant à l'enseignement ont d'abord été recherchés, en particulier les élèves de première année d'IUFM. Ces derniers pourront alors, le cas échéant, assurer des remplacements de courte durée, comme le prévoit leur statut, dans un souci d'assurer le meilleur fonctionnement possible des établissements. Dans ce cadre, les critères sociaux jouent naturellement un rôle essentiel dans le choix des candidats. Les étudiants inscrits sur les listes d'attente des rectorats, et répondant à ces critères, sont retenus en priorité. En l'état actuel, aucune réforme n'est mise en chantier, toutes ces procédures se déroulant dans le cadre et dans l'esprit des textes en vigueur, qui autorisent des recrutements à mi-temps, ce qui est prévu pour ce contingent de 3 000 personnes.
Auteur : M. Richard Cazenave
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement secondaire
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie
Dates :
Question publiée le 8 mars 1999
Réponse publiée le 27 septembre 1999