aide humanitaire
Question de :
Mme Marie-Jo Zimmermann
Moselle (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le fait que des associations de secouristes et maîtres-chiens de catastrophe existent dans quelques départements. Les équipes ainsi formées jouent un rôle très précieux pour retrouver des personnes enfouies (ruptures de barrages, tremblements de terre...). Or, il s'agit là de bénévoles et lorsque des actions humanitaires sont engagées, ils sont prêts à consacrer leur temps et à affecter leurs jours de vacances. Par contre, les déplacements en avion ne peuvent bien entendu pas être pris en compte par les structures associatives. Elle souhaiterait donc qu'il lui indique, en cas de catastrophe, s'il serait possible d'institutionnaliser la prise en charge du déplacement des maîtres-chiens de catastrophe lorsque la France décide de participer à des actions humanitaires internationales.
Réponse publiée le 17 mai 1999
Comme le sait l'honorable parlementaire, la compétence de la France dans le domaine de la réponse aux catastrophes naturelles est internationalement reconnue. Cette réputation est dûe aux interventions que mènent dans l'urgence, tant en France qu'à l'étranger, les personnels militaires et les équipes de direction de la défense et de la sécurité civiles du ministère de l'intérieur. Notre pays dispose en effet de moyens humains et matériels conséquents ; il consacre des sommes importantes aux secours à apporter aux pays affectés par des catastrophes naturelles, ce qui lui permet de faire face aux demandes d'assistance qui lui sont présentées. Il n'est toutefois pas exclu que, dans certains cas, il puisse être fait appel également à des associations spécialisées, notamment les associations de secouristes et de maîtres-chiens, qui auraient l'habitude de travailler avec les services publics français et dont les capacités seraient connues. Dans cette perspective, il appartiendrait à ces associations de prendre l'attache des services départementaux compétents afin d'étudier avec eux les possibilités de travail en commun et de prise en charge éventuelle des frais de transport, en cas d'opérations à l'étranger.
Auteur : Mme Marie-Jo Zimmermann
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique extérieure
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère répondant : affaires étrangères
Dates :
Question publiée le 22 mars 1999
Réponse publiée le 17 mai 1999