Question écrite n° 27438 :
chambres de commerce et d'industrie

11e Législature

Question de : M. Jack Lang
Loir-et-Cher (1re circonscription) - Socialiste

M. Jack Lang attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les préoccupations des chambres de commerce et d'industrie relatives à la parution de la circulaire d'encadrement de l'impôt additionnel à la taxe professionnelle (IATP), pour l'année 1999. Cette circulaire, du 14 janvier dernier, stipule que l'IATP (qui constitue une des ressources fiscales principales pour les budgets des chambres de commerce et d'industrie) reste au même niveau que celui de 1998. Or, la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du département de Loir-et-Cher redoute les conséquences induites par l'application de cette mesure. Elle craint, à juste titre, que sa marge de manoeuvre soit limitée et que l'exercice de ses missions soit compromis. En effet, fortement dépendantes de l'impôt additionnel à la taxe professionnelle, les CCI de taille modeste considèrent que bon nombre de leurs projets ne pourront être poursuivis, compte tenu de ces nouvelles exigences. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir les dispositions que le Gouvernement entend prendre, pour remédier à cette situation.

Réponse publiée le 24 mai 1999

Plusieurs chambres de commerce et d'industrie (CCI) ainsi que des élus locaux interrogent les pouvoirs publics sur les conditions de fixation et d'évolution de l'imposition additionnelle à la taxe professionnelle (IATP) pour 1999. La progression de l'IATP pour 1999 a été limitée à 0,4 %. Le Gouvernement souhaite en effet ne pas augmenter la pression fiscale qui pèse sur les entreprises afin de favoriser la croissance et l'emploi. L'allègement de la taxe professionnelle décidé en 1999 a notamment concrétisé cette volonté. Le réseau consulaire a d'ailleurs indiqué qu'il partageait l'orientation gouvernementale de maîtrise des prélèvements opérés sur les entreprises. Les CCI doivent, comme l'ensemble des établissements publics de l'Etat, contribuer à la politique de stabilisation puis de réduction des prélèvements obligatoires. Or, l'IATP, qui représente 30 % du budget des CCI, a connu une évolution très rapide au cours des dernières années. Ainsi, de 1988 à 1998, l'IATP a augmenté en moyenne plus que le PIB en valeur : + 57,35 % contre + 48,14 %. Le poids du prélèvement obligatoire que constitue l'IATP s'est donc alourdi. Sur cette même période, l'IATP a connu une augmentation de 26 % en francs constants. Compte tenu des résultats de hausse des prix pour 1998 (+ 0,7 %) et des prévisions pour 1999 (autour de + 0,5 %), le pouvoir d'achat des CCI évolue positivement sur l'ensemble des deux exercices 1998 et 1999. Toute dépense nouvelle des CCI n'a pas vocation à être systématiquement couverte par de l'IATP supplémentaire. De surcroît chaque année la plupart des CCI bénéficie d'économies au titre d'opérations antérieures et désormais soldées, qui permettent de redéployer des moyens sur des opérations nouvelles. Globalement, les CCI ont donc les moyens de conduire leurs missions en 1999 tout en contribuant à l'effort commun de maîtrise des prélèvements obligatoires.

Données clés

Auteur : M. Jack Lang

Type de question : Question écrite

Rubrique : Chambres consulaires

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 29 mars 1999
Réponse publiée le 24 mai 1999

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