Question écrite n° 2883 :
dyslexie et dysphasie

11e Législature

Question de : M. Renaud Muselier
Bouches-du-Rhône (5e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Renaud Muselier appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur les conséquences de l'échec scolaire lié à la dyslexie. En effet, chaque année, ce sont près de 500 000 enfants dyslexiques qui abordent le cours préparatoire et se retrouvent en situation d'échec. Aujourd'hui, si la prise en charge médicale ou paramédicale de certains de ces enfants est réelle, la notion de trouble psychique n'est toujours pas reconnue par l'éducation nationale. Malgré les moyens mis en oeuvre par les collectivités locales pour aider à la réussite scolaire, gage d'intégration sociale, aucun diagnostic ni prise en charge satisfaisante pour ces élèves n'existent. Il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures il entend prendre pour mettre un terme à ce véritable handicap dans la capacité d'apprentissage pour de nombreux enfants.

Réponse publiée le 6 octobre 1997

Le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie réserve une attention toute particulière à la situation des enfants, notamment ceux qui éprouvent des difficultés d'apprentisage du langage oral et écrit. Leur situation est prise en compte par la note de service n° 90-023 du 25 janvier 1990 adressée aux autorités académiques. Ce texte préconise un certain nombre de mesures en faveur de ces élèves et plus particulièrement une sensibilisation des enseignants aux problèmes des enfants dyslexiques. Il insiste notamment sur l'importance « d'un dépistage précoce des éléments révélateurs des troubles des apprentissages nécessitant un diagnostic et d'une pédagogie différenciée adaptée aux besoins de ces élèves ». A l'heure actuelle, la scolarisation de ces enfants est prise en charge en milieu ordinaire. Toutefois, ils bénéficient parallèlement d'aides particulières apportées par des maîtres spécialisés intervenant au sein de réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). En matière de formation des enseignants, deux options du certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et d'intégration scolaires (CAPSAIS) comprennent dans leur programme, l'une la problématique des apprentissages (option E : enseignants spécialisés chargés de l'enseignement et de l'aide pédagogique auprès des enfants en difficulté à l'école préélémentaire et élémentaire), et l'autre des informations sur le dysfonctionnement du langage oral et écrit et notamment sur le problème des dyslexies-dysorthographies (option G : enseignants spécialisés chargés de rééducation). Le Centre national d'études et de formation de Suresnes organise régulièrement des stages de formation destinés aux personnels concernés par la situation de ces enfants. Enfin, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie attend avec intérêt les résultats des travaux du groupe de travail sur les troubles du langage qui a été constitué dans le cadre du Centre technique national d'études et de recherches sur les handicaps et inadaptations (CTNERHI).

Données clés

Auteur : M. Renaud Muselier

Type de question : Question écrite

Rubrique : Santé

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie

Dates :
Question publiée le 8 septembre 1997
Réponse publiée le 6 octobre 1997

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