réductions d'impôt
Question de :
M. Jean-Michel Dubernard
Rhône (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Jean-Michel Dubernard appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les dispositions de l'article 19 sexces D du code général des impôts relatives à la réduction d'impôt afférente aux dépenses de gros travaux. D'après cet article, l'immeuble dans lequel sont effectués ces travaux doit, entre autres conditions, être achevé depuis plus de dix ans à la date à laquelle ils sont exécutés. A ce titre, il lui demande si cette condition d'ancienneté pourrait ne pas être exigée lorsque les travaux sont destinés soit à l'installation d'équipements de sécurité (interphone, digicode, visiophone, porte blindée, etc.), soit à l'application sur les façades des immeubles de produits anti-tags.
Réponse publiée le 17 janvier 2000
La loi de finances pour 2000 a baissé de quinze points (de 20,6 % à 5,5 %), dès le 15 septembre 1999 et jusqu'au 31 décembre 2002, le taux de la TVA applicable aux travaux immobiliers portant sur les locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans. Cette mesure, qui concerne notamment les travaux d'installation d'équipements de sécurité et l'application de produits anti-graffitis, va dans le sens des préoccupations exprimées par l'auteur de la question. L'ancienne réduction d'impôt pour dépenses de grosses réparations, d'amélioration et de ravalement réalisés dans l'habitation principale est transformée en un crédit d'impôt limité aux dépenses d'acquisition des gros équipements fournis par l'entreprise ayant réalisé leur installation qui ne peuvent bénéficier du taux réduit de la TVA. Ce crédit d'impôt est égal à 15 % du coût des équipements dans la limite d'un plafond pluriannuel couvrant la période du 15 septembre 1999 au 31 décembre 2002.
Auteur : M. Jean-Michel Dubernard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôt sur le revenu
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 10 mai 1999
Réponse publiée le 17 janvier 2000