infirmiers libéraux
Question de :
M. Richard Cazenave
Isère (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Richard Cazenave souhaite attirer l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la situation professionnelle des infirmières libérales. S'agissant d'une profession indispensable au secteur de la santé et plus particulièrement à celui des soins à domicile, le soutien de leur action ainsi que leur totale reconnaissance économique doit permettre une meilleure prise en compte de leurs difficultés sociales et financières. Le barème de la cotation des actes de cette profession n'a pas évolué depuis de nombreuses années, contrairement au reste du secteur médical, alors que les charges sociales et autres frais divers liés à son exercice restent élevés. En outre, aucune condition particulière n'est prévue tant du point de vue de la gestion des congés maladie de courte durée (inférieur à quinze jours) et congés payés, que de leurs cotisations au régime de retraite. S'inquiétant de cette situation, il souhaiterait qu'il fasse connaître sa position sur ce dossier et l'informe des mesures particulières envisagées afin de prendre en considération pour une meilleure reconnaissance de la profession toutes les spécificités de l'activité paramédicale.
Réponse publiée le 20 décembre 1999
L'honorable parlementaire appelle l'attention sur la rémunération des infirmiers libéraux, la nomenclature de leurs actes et leurs conditions de remplacement. Une revalorisation du tarif de la lettre clé AMI, qui rémunère les actes techniques des infirmiers, a été approuvée par arrêté du 23 juillet 1999. La valeur de cette lettre clé a été portée de 16,50 francs à 17,30 francs à compter de la parution au Journal officiel, intervenue le 10 août 1999. Une seconde étape a porté sa valeur à 17,50 francs à partir du 1er novembre 1999. La nomenclature de soins infirmiers a été complétée de manière substantielle par arrêté du 1er mars 1999. Cet arrêté actualise les soins infirmiers de pratique courante et les soins spécialisés. Il permet notamment une meilleure prise en charge des traitements analgésiques. Les infirmiers libéraux peuvent ainsi assurer un rôle essentiel en matière de lutte contre la douleur et de maintien des personnes malades à leur domicile. S'agissant des conditions de remplacement, la secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale ne méconnaît pas les difficultés d'exercice et de remplacement que rencontrent les infirmiers et infirmières qui dispensent des soins au domicile des patients. En l'état des règles applicables, ce sujet relève de la seule compétence des parties signataires de la convention nationale des infirmiers, auxquelles les difficultés soulevées par les dispositions conventionnelles ont été signalées. L'accord conventionnel est susceptible d'évoluer si les parties signataires de la convention mettent en oeuvre la révolution qu'elles ont adoptée lors de la négociation menée en 1997, aux termes de laquelle elles sont convenues « de revoir, en tant que de besoin, les conditions de remplacement sous convention ».
Auteur : M. Richard Cazenave
Type de question : Question écrite
Rubrique : Professions de santé
Ministère interrogé : santé et action sociale
Ministère répondant : santé et action sociale
Signalement : Question signalée au Gouvernement le 13 décembre 1999
Dates :
Question publiée le 17 mai 1999
Réponse publiée le 20 décembre 1999