Question écrite n° 314 :
fermeture de classes

11e Législature

Question de : M. Patrice Martin-Lalande
Loir-et-Cher (2e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur les conditions dans lesquelles se prépare la prochaine rentrée scolaire du 1er degré dans le département de Loir-et-Cher. Dans ce département très rural, le nombre d'élèves (29 019) est en légère diminution : 178. La stricte application des instructions nationales conduirait à supprimer neufs postes. M. l'inspecteur d'académie propose l'ouverture de seize classes et la fermeture de vingt classes. Le problème est, que malgré tous les efforts déployés par l'ensemble des partenaires concernés, l'évolution démographique va conduire à fermer une part importante de ces classes dans des écoles situées soit dans des « territoires ruraux de développement prioritaires » (Romorantin-Lanthenay, Selles-sur-Cher, Saint-Laurent-Nouan) ou « zones de revitalisation rurale » (Theillay-Orçay, Marcilly-en-Gault) ou même « zones urbaines sensibles », malgré les efforts déjà réalisés pour tenir compte du classement de ces territoires. La loi du 4 février 1995 d'orientation sur le développement et l'aménagement du territoire a justement voulu compenser les handicaps de ces territoires par une série de mesures positives. Il ne serait pas cohérent avec ces mesures de ne pas pouvoir donner aussi aux classes qui sont menacées de disparition une chance supplémentaire. De plus, les décharges accordées aux enseignants responsables des ARVEJ (Lamotte-Beuvron, La Chapelle-Montmartin...) ont été réduites, ce qui rend très aléatoire la poursuite de l'expérimentation fondée largement sur l'imagination et la concertation déployées par ces organisateurs. Enfin, les enseignants affectés à l'animation des activités informatiques sont réintégrés dans des postes d'enseignement, ce qui nuira gravement au développement de l'apprentissage des nouvelles technologies de la communication et, en particulier, de l'Internet. Il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour éviter les fermetures de classes et les suppressions de décharge ou d'affectation à l'informatique sur ces territoires menacés du département.

Réponse publiée le 15 septembre 1997

Le Gouvernement partage les inquiétudes qui se sont exprimées au sujet des fermetures de classes. Le service public de l'éducation joue un rôle essentiel pour l'aménagement du territoire et l'égalité des chances. Plusieurs centaines de classes sont réouvertes lors de cette rentrée en tenant compte de deux priorités : les écoles rurales qui ont fait des efforts de regroupement pédagogique et d'équipement et dans lesquelles la fermeture de classes a été vécue comme une blessure et comme un risque important d'accélération de la désertification ; les zones d'éducation prioritaires et les quartiers en difficulté, où les indicateurs économiques sont révélateurs des difficultés sociales des familles.

Données clés

Auteur : M. Patrice Martin-Lalande

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement maternel et primaire

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie

Dates :
Question publiée le 23 juin 1997
Réponse publiée le 15 septembre 1997

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