Question écrite n° 31400 :
délinquance

11e Législature

Question de : M. Gilbert Gantier
Paris (15e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Gilbert Gantier attire une nouvelle fois l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les conséquences matérielles du développement de la délinquance juvénile de masse dans notre pays. De nombreux et graves dommages ont ainsi été causés au domaine public et aux biens privés au cours de l'année 1998. Concernant les biens publics - cabines téléphoniques saccagées, autobus, wagons de la SNCF régulièrement vandalisés, etc. - leur remplacement ou leur réparation doit faire l'objet d'inscriptions en comptabilité pour chacune des entreprises publiques intéressées. De même, les voitures incendiées et les commerces endommagés font nécessairement l'objet d'une évaluation en vue d'apporter aux victimes une réparation soit par les compagnies d'assurance, soit par les autorités publiques lorsqu'elles sont considérées comme responsables. Il souhaiterait savoir si les services de l'Etat ont procédé à une évaluation des dommages causés par les « jeunes délinquants » au cours de l'année 1998, ainsi que le coût qu'ils ont représenté pour la collectivité nationale.

Réponse publiée le 15 novembre 1999

La prévention et la surveillance accrue des actes de vandalisme font partie des objectifs de la police de proximité qui sera mise en place, notamment dans les secteurs sensibles. Pour répondre à ces formes d'insécurité dont la croissance et les conséquences financières préoccupent le Gouvernement, il est indispensable qu'une politique de sécurité s'appuie sur le partenariat de tous les acteurs de la vie sociale. Tel est le sens donné aux contrats locaux de sécurité qui doivent porter une grande attention au volet « délinquance des mineurs ». Les informations statistiques de la direction centrale de la sécurité publique permettent de déterminer quelle est la part prise par les mineurs dans les infractions qui ont fait l'objet d'une procédure judiciaire et dont les auteurs ont été identifés. Ainsi, en 1998, les services de sécurité publique ont enregistré 405 331 faits de dégradations de biens publics ou privés et de véhicules. 45 036 personnes ont été identifiées commes responsables de tels agissements, dont 14 758 mineurs. Les services de police ne sont cependant pas en mesure de formuler une évaluation chiffrée du coût de cette délinquance. En effet, le préjudice subi par les victimes ne peut, en règle générale, faire l'objet d'une estimation précise ni au moment du dépôt de plainte ni au stade de l'enquête policière. Les éléments éventuellement apportés par les victimes sur le chiffrage de leur préjudice n'ont qu'une valeur indicative qui ne saurait valablement servir de base à un calcul du coût réel. Seules les personnes mandatées par les compagnies d'assurances, les organismes publics ou les tribunaux sont en mesure de déterminer ces données.

Données clés

Auteur : M. Gilbert Gantier

Type de question : Question écrite

Rubrique : Jeunes

Ministère interrogé : intérieur

Ministère répondant : intérieur

Dates :
Question publiée le 14 juin 1999
Réponse publiée le 15 novembre 1999

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