soins et maintien à domicile
Question de :
M. Bernard Accoyer
Haute-Savoie (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Bernard Accoyer attire l'attention du M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la nécessité de favoriser une meilleure prise en charge des enfants cardiopathes, en particulier par le développement de l'hospitalisation à domicile. Si les structures d'hospitalisation à domicile ont vocation à demeurer polyvalentes, une évolution se dessine néanmoins vers la création de « pôles de compétence » répondant aux besoins des patients et des médecins hospitaliers (pédiatrie, mucoviscidose, insuffisance respiratoire, fin de vie...). La cardio-pédiatrie pourrait utilement bénéficier de cette évolution. Pour ce faire, il conviendrait, dans ce cas précis, d'assouplir la règle selon laquelle la création d'un lit d'hospitalisation à domicile doit correspondre à la fermeture de deux lits d'hôpitaux. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il entend prendre en ces sens.
Réponse publiée le 27 septembre 1999
L'honorable parlementaire appelle l'attention de la secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la nécessité de favoriser une meilleure prise en charge des enfants cardiopathes, en particulier par le développement de l'hospitalisation à domicile. L'hospitalisation à domicile est un mode de prise en charge qui permet qu'un malade qui relève d'une hospitalisation soit soigné à son domicile. L'organisation d'un tel service nécessite un volume d'activité suffisant et bien défini (par exemple, chimiothérapies, suivi des grossesses pathologiques ou du post-partum, etc.). Par ailleurs, on a recensé en 1997, pour l'ensemble du territoire, 2 985 cardiopathies congénitales et valvulopathies opérées chez des patients de moins de 18 ans. Or seul un faible pourcentage de ces enfants, sans doute moins de 10 %, serait concerné par une hospitalisation à domicile avant ou après l'intervention. Au total, si rien ne s'oppose à ce que des services d'hospitalisation à domicile compétents prennent en charge ce type de patients si leur état le permet, il appartient aux membres concernés du corps médical de savoir quel type d'hospitalisation est souhaitable pour tel ou tel malade, compte tenu de la gravité de sa pathologie et si l'hospitalisation à domicile est préférable à une hospitalisation complète ou à temps partiel en établissement de santé. Il est rappelé que, pour ce qui concerne l'hospitalisation à domicile dans son ensemble, une réflexion est menée sur les mesures qui seraient de nature à favoriser le développement de ce type de prise en charge.
Auteur : M. Bernard Accoyer
Type de question : Question écrite
Rubrique : Santé
Ministère interrogé : santé et action sociale
Ministère répondant : santé et action sociale
Dates :
Question publiée le 14 juin 1999
Réponse publiée le 27 septembre 1999