Question écrite n° 32704 :
ARPE

11e Législature

Question de : M. Serge Blisko
Paris (10e circonscription) - Socialiste

M. Serge Blisko appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, sur ce qui préoccupe à juste titre un grand nombre d'anciens combattants concernant les conditions d'attribution de l'allocation de remplacement pour l'emploi (ARPE). Ce que nous avions considéré comme une avancée importante pour les anciens combattants, sur ce qui préoccupe à juste titre un grand nombre d'anciens combattants concernant les conditions d'attribution de l'allocation de remplacement pour l'emploi (ARPE). Ce que nous avions considéré comme une avancée importante pour les anciens combattants pose de gros problèmes d'interprétation de la part des employeurs. A ce jour, la circulaire d'application n'est toujours pas parue et beaucoup d'anciens combattants se voient dans l'impossibilité de faire appliquer cette réforme. Son annonce semble avoir conduit un certain nombre d'anciens combattants d'Afrique du Nord à démissionner, après que leur demande de cessation d'activité eut été rejetée par leurs employeurs. Cette démission risque d'entraîner pour eux une perte d'indemnités. Face à l'urgence, il souhaite connaître l'état d'avancement des négociations entre les partenaires sociaux concernés, afin que la publication de la circulaire d'application indispensable à la clarification des conditions d'attribution de l'ARPE aux anciens combattants soit publiée le plus rapidement possible.

Réponse publiée le 16 août 1999

Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants ne conteste pas qu'il existe des difficultés d'application des dispositions de l'article 121 de la loi de finances pour 1999, permettant aux anciens combattants d'Afrique du Nord âgés de plus de cinquante-huit ans et totalisant quarante annuités de cotisations de bénéficier du dispositif de l'ARPE. En effet, depuis leur adoption, les données du problème ont changé, ce qui rend très difficile l'application des mesures législatives. Ces difficultés proviennent en premier lieu des tensions apparues à propos de ce régime d'assurance chômage, entre l'Etat et les partenaires sociaux ; elles sont dues en second lieu à la modification des règles de gestion, imposant 20 % de l'allocation à la charge de l'employeur : le taux de refus s'en trouve multiplié et le coût pour l'Etat change d'échelle. Une étude est actuellement en cours, avec l'UNEDIC, pour pallier ces difficultés.

Données clés

Auteur : M. Serge Blisko

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : anciens combattants

Ministère répondant : anciens combattants

Dates :
Question publiée le 12 juillet 1999
Réponse publiée le 16 août 1999

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