réductions d'impôt
Question de :
M. Michel Bouvard
Savoie (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Michel Bouvard attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les déductions fiscales liées au contrat épargne handicap. Ce contrat est souscrit par la personne handicapée et permet une déduction fiscale dans la limite d'un plafond de 7 000 F plus 1 500 F par enfant à charge. Cette limite, indépendante de celle relative aux contrats d'assurance vie, s'applique à l'ensemble des contrats d'épargne handicap et de rente survie souscrits par les membres du foyer fiscal. Dans le cas d'un couple marié où les deux époux sont handicapés, ils ne peuvent bénéficier que d'une seule déduction d'impôts alors que, dans le cas d'un couple qui vit en concubinage et fait deux déclarations séparées, ceux-ci peuvent bénéficier d'une réduction double. Cet état de fait revient donc à défavoriser les couples mariés. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend apporter une modification au plafond dans le cas d'un couple marié dont les deux époux sont handicapés, ce qui leur permettrait de bénéficier du même avantage.
Réponse publiée le 16 février 1998
Le bénéfice des réductions d'impôt s'apprécie au niveau du foyer fiscal composé soit du contribuable pour les personnes célibataires, divorcées ou veuves, soit des deux conjoints pour un couple marié, et des personnes à charge, enfants mineurs ou personnes rattachées. Les personnes vivant maritalement sont considérées comme célibataires pour l'application des dispositions qui régissent l'impôt sur le revenu. Le plafond des réductions d'impôt dont bénéficient ces contribuables résulte donc directement de leur statut fiscal actuel. Toute autre solution aurait pour conséquence de remettre en cause le principe même de l'imposition par foyer.
Auteur : M. Michel Bouvard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôt sur le revenu
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 22 septembre 1997
Réponse publiée le 16 février 1998