armée
Question de :
M. Jean-Marie Aubron
Moselle (8e circonscription) - Socialiste
M. Jean-Marie Aubron prie M. le ministre de l'intérieur de bien vouloir lui préciser certains aspects du pouvoir de police des maires en matière de lieux ouverts au public. Un terrain militaire, clos et jusqu'alors interdit d'accès, qui ferait l'objet d'une convention entre l'armée et une association de randonneurs pour autoriser cette dernière à y ouvrir des chemins de randonnées, deviendrait-il, par conséquent, un lieu ouvert au public sur lequel s'exerce le pouvoir de police du maire ?
Réponse publiée le 8 novembre 1999
La police municipale s'exerce sur tout le territoire communal ; la jurisprudence a précisé que ce champ d'application comprend les dépendances du domaine public de l'Etat ouvertes à la circulation générale ou à la promenade publique (Conseil d'Etat, 17 juin 1986, Mansuy), ainsi que les voies, propriétés privées, qui sont ouvertes au public (Conseil d'Etat, 29 mars 1989, Fradin). La question de savoir si une voie privée est effectivement ouverte au public est appréciée par le juge qui se fonde sur la volonté explicite ou tacite du propriétaire de la voie. Ainsi, la présence de clôtures interdisant l'accès d'une voie privée à « la circulation publique générale et permanente » manifeste la volonté des propriétaires de ne pas consentir à l'ouverture de cette voie au public (Conseil d'Etat, 15 février 1989, commune de Mouvaux). Une convention qui autoriserait l'accès de randonneurs à un terrain militaire, jusqu'alors interdit au public, aboutirait donc à inclure les voies concernées dans le champ d'application du pouvoir de police municipale.
Auteur : M. Jean-Marie Aubron
Type de question : Question écrite
Rubrique : Défense
Ministère interrogé : intérieur
Ministère répondant : intérieur
Dates :
Question publiée le 2 août 1999
Réponse publiée le 8 novembre 1999