expérimentation animale
Question de :
M. Paul Patriarche
Haute-Corse (2e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Paul Patriarche appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'émotion suscitée par l'expérimentation animale et les souffrances infligées par certains laboratoires médicaux et de cosmétologie aux animaux. Certains pays voisins comme le Royaume-Uni et l'Allemagne encouragent les méthodes substitutives et interdisent certains tests. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement français compte prendre pour développer l'emploi de méthodes substitutives à l'expérimentation animale.
Réponse publiée le 24 janvier 2000
Le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux prévoit que ces expériences sont licites à condition, notamment, qu'elles revêtent un caractère de nécessité et que ne puissent utilement y être substituées d'autres méthodes expérimentales. Le principal critère permettant de remplacer une expérience effectuée sur des animaux est que la méthode de substitution offre un niveau de sécurité et de protection de la santé de l'homme au moins aussi élevé que la procédure d'expérience précédemment pratiquée sur les animaux. De nombreuses demandes sont en cours afin de valider les fondements scientifiques des méthodes de substitution. La Commission européenne finance, par exemple, des recherches pour le développement des méthodes de substitution, validées ensuite par le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra en Italie. Cette validation scientifique est un processus long et complexe qui fait néanmoins l'objet d'un suivi attentif par les différents ministères chargés de cette question. Le ministère chargé de la recherche veille à la coordination de ces procédures de validation.
Auteur : M. Paul Patriarche
Type de question : Question écrite
Rubrique : Animaux
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 13 septembre 1999
Réponse publiée le 24 janvier 2000