France Télécom
Question de :
M. Guy Drut
Seine-et-Marne (5e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Guy Drut attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'industrie sur l'inquiétude de certaines catégories de personnels de France Télécom en fonction en Seine-et-Marne. En effet, ces personnels s'inquiètent de la dégradation de leurs conditions de travail, c'est-à-dire la baisse importante et continue des effectifs, les dégradations du climat et du dialogue social, la baisse de leur pouvoir d'achat et l'application des 35 heures. Il lui demande donc quelles mesures vont être prises pour améliorer la situation des agents de France Télécom en Seine-et-Marne.
Réponse publiée le 20 décembre 1999
Face à un environnement très concurrentiel et à un marché des télécommunications fortement évolutif, France Télécom doit s'adapter pour garantir sa compétitivité et l'efficacité du service public. L'évolution des emplois à France Télécom résulte à la fois de l'évolution du marché et des progrès technologiques qui se traduisent par une diminution des effectifs dans les activités techniques nécessitant aujourd'hui moins de main-d'oeuvre et un accroissement au profit d'activités en expansion telles que celles liées au développement des mobiles, de l'Internet et des activités à l'international. Ces adaptations se font essentiellement par des redéploiements internes du personnel, composé en très grande majorité de fonctionnaires, et sont mises en oeuvre par France Télécom avec la volonté de concilier les intérêts de l'entreprise et ceux de son personnel. Les mouvements de personnel reposent sur la base du volontariat ; ils s'accompagnent d'un important dispositif de formation et, selon les situations individuelles, de mesures financières. De 1996 à 1998, ce sont ainsi 30 000 personnes qui ont changé de poste ou de métier. Dans la continuité de la politique de déploiement, France Télécom a mis en place un dispositif de reconversion professionnelle qui offrira à 10 000 personnes en trois ans la possibilité de changer de métier ou de s'adapter aux fortes mutations de leur métier actuel. La situation en Seine-et-Marne n'évolue pas différemment des tendances nationales. Toutes ces évolutions, dont le rythme s'est accéléré ces dernières années en raison des changements de plus en plus rapides dans le secteur des télécommunications, suscitent des inquiétudes légitimes au sein du personnel. C'est la raison pour laquelle France Télécom s'est attachée à développer le dialogue social à tous les niveaux de l'entreprise, en le décentralisant au plus près du terrain. Dès 1996, des négociations ont été ouvertes avec l'ensemble des organisations syndicales et ont abouti à un accord social en janvier 1997 portant notamment sur l'aménagement et la réduction du temps de travail. Cet accord est toujours en vigueur, dans l'attente d'un accord sur les 35 heures, en discussion actuellement. En ce qui concerne le pouvoir d'achat du personnel de France Télécom, les rémunérations ont depuis presque dix ans progressé sensiblement plus vite que l'inflation.
Auteur : M. Guy Drut
Type de question : Question écrite
Rubrique : Télécommunications
Ministère interrogé : industrie
Ministère répondant : industrie
Dates :
Question publiée le 20 septembre 1999
Réponse publiée le 20 décembre 1999