Question écrite n° 35225 :
chambres de métiers

11e Législature

Question de : M. Bernard Perrut
Rhône (9e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Bernard Perrut appelle l'attention de Mme la secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce et à l'artisanat sur les conditions d'application des articles 3 et 6 du décret du 27 mai 1999 relatif à la composition des chambres de métiers et à leur élection. En effet, il est imposé aux candidats d'être à jour de leurs cotisations sociales et fiscales, et d'avoir constitué des garanties suffisantes pour l'organisme chargé du recouvrement. Or un candidat peut se trouver en retard de paiement sans être un fraudeur, pour des raisons de contestation non réglées par exemple. De telles conditions d'inéligibilité peuvent donc paraître injustes et excessives, d'autant que de telles restrictions ne sont pas appliquées pour d'autres élections similaires, commes les prud'homales par exemple. Il lui demande quelles mesures peuvent être prises pour permettre aux candidats concernés de se présenter à ces élections.

Réponse publiée le 29 novembre 1999

Les membres des chambres de métiers sont les représentants des artisans auprès des pouvoirs publics et sont appelés à participer à l'évolution de la réglementation de ce secteur. A ce titre, ils doivent acquitter les obligations diverses attachées à leur activité. Il est difficile de concevoir que les élus des chambres de métiers puissent ne pas respecter les lois et les règlements qui leur sont applicables, non seulement en tant que simple citoyen, comme pour tout mandat électif, mais aussi en tant que chef d'entreprise ou représentant d'une société puisqu'ils exercent un mandat professionnel. Ces dispositions nouvelles sont de nature à renforcer le prestige et la confiance des électeurs dans leurs représentants. Toutefois, les difficultés de certains chefs d'entreprise individuelle à s'acquitter de leurs charges sociales et fiscales ont été prises en compte puisque tout électeur placé dans cette situation ayant constitué des garanties jugées suffisantes par l'organisme responsable au recouvrement de ces cotisations est éligible. Par ailleurs, l'article 22 du décret du 27 mai 1999 prévoit la possibilité pour chaque candidat ou liste de candidats de saisir le tribunal administratif en cas de refus d'enregistrement par le préfet de la déclaration de candidature. Enfin, ces nouvelles dispositions n'introduisent pas de discrimination entre les artisans français et les ressortissants de l'Union européenne. Elles s'appliquent, en effet, de la même façon à l'ensemble des candidats, quel que soit leur pays d'origine. Elles doivent être satisfaites au regard de la seule réglementation française puisque l'activité professionnelle à l'origine du mandat électif est poursuivie sur le territoire français.

Données clés

Auteur : M. Bernard Perrut

Type de question : Question écrite

Rubrique : Chambres consulaires

Ministère interrogé : PME, commerce et artisanat

Ministère répondant : PME, commerce et artisanat

Dates :
Question publiée le 27 septembre 1999
Réponse publiée le 29 novembre 1999

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