Question écrite n° 36229 :
police et gendarmerie

11e Législature

Question de : M. Jean-Yves Caullet
Yonne (2e circonscription) - Socialiste

M. Jean-Yves Caullet attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'importance des effectifs de police et/ou de gendarmerie qui se trouvent mobilisés par la conduite de détenus auprès des magistrats. Cette situation peut être particulièrement critique en zone rurale lorsqu'un important centre de détention s'y trouve implanté. Il demande si, à l'heure où le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication est l'un des objectifs du prochain Plan, des modalités de comparution limitant les déplacements physiques - sous forme de vidéo conférence par exemple - ne pourraient être imaginées dans le respect des principes du droit afin de limiter les effectifs de gendarmerie ou de police affectés à ces tâches pour les redéployer sur le terrain.

Réponse publiée le 23 octobre 2000

la garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que, pour l'heure, aucune disposition juridique n'autorise l'usage de la vidéo-conférence en matière judiciaire. Le seul cas prévu par les textes permettant dans des circonstances exceptionnelles d'organiser une audience par vidéo-conférence entre Saint-Pierre-et-Miquelon et la cour d'appel de Paris, pour permettre au justiciable de bénéficer d'une voie de recours devant une juridiction impartiale car non composée de magistrats ayant connu le litige en première instance, n'a pu encore être expérimenté. Parmi les exemples étrangers, il est possible de citer l'expérience italienne où le système de la vidéo-conférence a été mis en oeuvre pour la comparution judiciaire des personnes appartenant à la mafia. Le ministère de la justice a déjà intégré dans sa réflexion l'application des nouvelles technologies de l'information et de la communication en soutenant des expériences pilotes en matière de télé-médecine. Ainsi, quelques unités de consultations et de soins ambulatoires exerçant en milieu pénitentiaire sont reliées à certains services du centre hospitalier de rattachement (radiologie par exemple) ; c'est le cas de la maison d'arrêt de Paris La Santé, de celle des Yvelines ou du centre pénitentiaire de Remire Montjoly en Guyane.

Données clés

Auteur : M. Jean-Yves Caullet

Type de question : Question écrite

Rubrique : Sécurité publique

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Dates :
Question publiée le 18 octobre 1999
Réponse publiée le 23 octobre 2000

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