allocations de logement
Question de :
M. Dominique Baudis
Haute-Garonne (1re circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
M. Dominique Baudis attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur le dispositif réglementaire forfaitaire des revenus en matière de calcul des prestations familiales soumises à condition de ressources soit à l'ouverture du droit, soit lors d'un changement de situation familiale. Cette modification de règle de calcul de l'allocation logement prévue par l'application des décrets 97-83 et 97-79 du 30 janvier 1997 est lourde de conséquence pour les apprentis ou les salariés qui occupent un premier emploi et est particulièrement pénalisante pour leur entrée dans la vie active et leur mobilité. De plus, cette nouvelle disposition ne paraît pas non plus favoriser l'accès au logement des jeunes entrant dans la vie active, puisque dorénavant ils ne bénéficieront plus de l'allocation logement maximum. Aussi lui demande-t-il les mesures qu'elle envisage de prendre pour que soient modifiés les effets de ces dispositions.
Réponse publiée le 31 janvier 2000
Les ressources prises en considération pour le calcul des aides au logement sont les revenus nets imposables de l'année précédente. Toutefois, lorsque ces revenus sont inférieurs à 812 fois le SMIC horaire brut (soit 32 658 francs au titre de l'année 1998), une procédure dite d'évaluation forfaitaire est mise en oeuvre. Elle consiste à reconstituer une base annuelle de ressources en multipliant par douze la rémunération mensuelle du demandeur au moment de l'ouverture du droit. Ce calcul permet d'assurer une meilleure adéquation entre le montant des aides au logement versées et le niveau des ressources du demandeur. Il est cependant exact que, dans certains cas, l'évaluation forfaitaire pose des difficultés d'application pour les jeunes débutant une activité professionnelle salariée. En effet, certains jeunes exercent des activités professionnelles précaires (mission d'intérim par exemple) d'une durée limitée, pouvant être ponctuées d'une période de chômage pas nécessairement indemnisée par l'assurance chômage. Il arrive également que des activités successives entraînent des baisses de rémunération. En conséquence, l'évaluation forfaitaire, qui repose implicitement sur le postulat d'une activité durable produisant une rémunération stable, peut aboutir à majorer les ressources à prendre en considération et, in fine, à diminuer, voire à supprimer, les droits à prestations. Aussi, le Gouvernement a-t-il décidé, lors de la Conférence de la famille du 7 juillet 1999, de réformer l'évaluation forfaitaire pour faciliter l'accès des jeunes à un logement autonome. Cette réforme vise à assouplir les règles de l'évaluation des ressources pour les jeunes de moins de vingt-cinq ans et titulaires d'un contrat de travail autre qu'un contrat à durée indéterminée. La rémunération ne sera plus multipliée par 12 pour évaluer les ressources annuelles, mais par 9. Cette modification de la procédure permettra une meilleure prise en compte de la situation des jeunes ayant des emplois précaires.
Auteur : M. Dominique Baudis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement : aides et prêts
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Dates :
Question publiée le 1er novembre 1999
Réponse publiée le 31 janvier 2000