indemnités journalières
Question de :
M. Joseph Parrenin
Doubs (3e circonscription) - Socialiste
M. Joseph Parrenin appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation des salariés qui travaillent à temps partiel et effectuent moins de 200 heures de travail par trimestre. En cas d'arrêt de travail pour raison de santé d'une durée inférieure ou égale à six mois, ces salariés ne perçoivent aucune indemnité de sécurité sociale et se retrouvent donc sans ressource financière pendant la durée de ce congé maladie. Cette situation s'avère très peu motivante pour des personnes qui cotisent au même titre que tous les salariés à la sécurité sociale, et ne bénéficient pourtant pas, en cas d'arrêt de travail, du bénéfice de l'assurance maladie. Face à l'augmentation sans cesse croissante des salariés titulaires d'un emploi à temps partiel, il lui demande quelles pourraient être les évolutions nécessaires de cette réglementation jugée injuste par les salariés concernés, afin d'en corriger les effets pervers.
Réponse publiée le 24 avril 2000
Pour ouvrir droit aux indemnités journalières de moins de six mois de l'assurance maladie, l'assuré doit aux termes de l'article R. 313-3, 1/ du code de la sécurité sociale, justifier à la date de l'interruption de travail : soit d'un montant de cotisations au titre des assurances maladie, maternité, invalidité et décès assises sur les rémunérations perçues, au moins égal au montant de ces cotisations dues pour un salaire égal à 1 015 fois la valeur du Smic au 1er janvier qui précède immédiatement le début de la période de référence ; soit d'au moins 200 heures de travail salarié ou assimilé au cours des trois mois civils ou des quatre-vingt-dix jours précédents. Toutefois, lorsque l'activité est insuffisante au cours de la période de référence pour atteindre ces quantums parce que les personnes appartiennent à des professions à caractère saisonnier ou discontinu, celles-ci doivent justifier, pendant les douze mois civils précédant l'interruption de travail pour ouvrir droit aux indemnités journalières, de quantums fixés soit à 800 heures minimales, soit à un montant de cotisations au moins égal à celui dû pour un salaire égal à 2 030 fois le Smic. En l'absence de liste exhaustive des professions à caractère saisonnier ou discontinu, l'appartenance à ces professions est appréciée par la caisse primaire d'assurance maladie, par référence à la législation du travail et aux définitions strictes données par la jurisprudence afférente de la Cour de cassation. La législation actuelle subordonne le droit aux prestations en espèces à la justification d'une activité professionnelle suffisante. Toutefois, le minimum de 200 heures à laquelle celle-ci est évaluée pour une période de trois mois et l'ouverture du droit aux indemnités journalières maladie de moins de six mois correspond à un temps partiel de 17 heures par semaine. Ce seuil d'activité permet de garantir un droit à ces prestations aux salariés à partir de 3 heures travaillées par jour pour 6 jours ouvrables pendant la période de référence.
Auteur : M. Joseph Parrenin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Assurance maladie maternité : prestations
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Renouvellement : Question renouvelée le 10 avril 2000
Dates :
Question publiée le 8 novembre 1999
Réponse publiée le 24 avril 2000