élèves
Question de :
M. Bernard Accoyer
Haute-Savoie (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Bernard Accoyer attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'initiative prise par un directeur de lycée d'interdire l'accès de son établissement à l'une de ses élèves, au motif que cette dernière portait au visage de nombreux piercings. Selon la presse, le directeur est revenu sur sa décision sur instruction de son ministre de tutelle. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer si ces faits sont exacts et quelles consignes il donne aux directeurs d'établissement dans ce type de situation.
Réponse publiée le 3 avril 2000
La question posée ne fournit pas d'élément permettant de déterminer précisément à quel événement il est fait allusion. Peut-être s'agit-il d'un fait qui s'est déroulé dans un lycée de l'académie de Nantes, où le proviseur a consulté les services rectoraux sur l'attitude à adopter face à la présence en cours d'une élève portant des piercings. Mais dans le cas en question, il n'y a pas eu exclusion de l'élève. Il est précisé par ailleurs que la rectrice de l'académie de Nantes met en place une commission qui abordera précisément les problèmes de vie scolaire tel que celui qui est évoqué. D'une manière générale, en application du décret n° 85-924 du 30 août 1985 relatif aux établissements publics locaux d'enseignement, c'est au chef d'établissement qu'il appartient, lorsque des difficultés graves se présentent dans le fonctionnement de son établissement, de prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public. Il ne semble pas que cela ait été le cas en l'espèce.
Auteur : M. Bernard Accoyer
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement secondaire
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale
Dates :
Question publiée le 8 novembre 1999
Réponse publiée le 3 avril 2000