équarrissage
Question de :
M. Joseph Parrenin
Doubs (3e circonscription) - Socialiste
M. Joseph Parrenin souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la situation des bouchers et charcutiers qui se voient imposer une augmentation des coûts de collecte des os, gras et suifs par les sociétés d'équarrissage. En effet, ces dernières, bénéficiant d'un quasi-monopole, entendent les contraindre à assumer les frais de ces collectes pour compenser leurs difficultés à vendre leurs produits suite aux dérives constatées dans la fabrication de farines animales. Les bouchers et charcutiers trouvent cette décision injuste car ils ne sont en rien responsables de la crise actuelle. Aussi, il lui demande de lui faire savoir s'il envisage de prendre des mesures afin de satisfaire chaque partie.
Réponse publiée le 31 janvier 2000
Concernant la situation que connaît actuellement le secteur de la boucherie-charcuterie consécutive au surcoût de ramassage des déchets imposé par les équarisseurs, les éléments suivants peuvent être portés à l'attention des honorables parlementaires. La décision des équarrisseurs de rendre payante la collecte de certains sous-produits de la transformation des viandes est motivée par l'évolution du contexte économique du secteur de l'alimentation animale, qui se traduit par une mévente des farines de viandes. La loi 96-1139 du 26 décembre 1996 a crée un service public de l'équarrissage, qui concerne exclusivement les cadavres et les saisies d'abattoirs reconnus impropores à la consommation humaine et animale. La collecte des sous-produits destinés à la valorisation en alimentation animale évolue, quant à elle, dans un contexte libéral et son prix se fixe au terme d'une négociation entre partenaires de la filière, en fonction du marché des farines animales notamment. Les services du ministère de l'agriculture et de la pêche ont organisé une concertation entre les équarrisseurs et les professionnels concernés dans le but d'améliorer les conditions de valorisation de ces déchets. Cette concertation s'est traduite, le 8 novembre 1999, par la signature d'un accord cadre entre la confédération française des bouchers, charcutiers-traiteurs et le syndicat des équarrisseurs.
Auteur : M. Joseph Parrenin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agroalimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 15 novembre 1999
Réponse publiée le 31 janvier 2000