déficit budgétaire
Question de :
M. Philippe de Villiers
Vendée (4e circonscription) - Députés n'appartenant à aucun groupe
M. Philippe de Villiers attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la nécessité d'une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques. Le problème des dépenses de l'Etat conditionnne à lui seul un nombre considérable d'enjeux fondamentaux comme l'emploi et l'investissement. Or, depuis longtemps, la France dépense trop. Pour financer ses dépenses, elle a recours soit à une hausse des prélèvements obligatoires, soit à l'accumulation des déficits publics. Face à un déficit annuel de 237 milliards, auquel s'ajoutent 4 000 milliards d'endettement cumulé depuis 1981, il lui demande quelles mesures concrètes il entend mettre en oeuvre pour réduire de manière significative notre déficit budgétaire.
Réponse publiée le 21 février 2000
La remise en ordre des finances de l'Etat constitue un des objectifs prioritaires du Gouvernement. Entre 1993 et 1997, la dette de l'Etat s'est accrue de près de 1 640 milliards de francs, passant de 45,6 % du produit intérieur brut à 60 % (en nouvelle base SEC 95). Pour enrayer cette progression, la première condition réside dans la réduction du déficit annuel du budget de l'Etat. Celui-ci a été réduit de 72 milliards de francs entre juin 1997 (évaluation de MM. Nasse et Bonnet) et la loi de finances pour 2000 (215,3 milliards de francs). L'amélioration de la situation de l'ensemble des comptes publics (dont le besoin de financement sera inférieur à 1,8 point du produit intérieur brut en 2000) va se traduire par une réduction progressive à partir de 2000 du poids de la dette publique dans la richesse nationale.
Auteur : M. Philippe de Villiers
Type de question : Question écrite
Rubrique : Finances publiques
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 22 novembre 1999
Réponse publiée le 21 février 2000