commissaires-priseurs
Question de :
M. Pierre Albertini
Seine-Maritime (2e circonscription) - Union pour la démocratie française
M. Pierre Albertini attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la réforme de la profession des commissaires-priseurs. Cette profession est fortement concurrencée, désormais par des salles de vente de renommée mondiale, opérant tant aux Etat-Unis qu'en Grande-Bretagne. Face à Sotheby et Christie's notamment, les commissaires-priseurs français connaissent de lourds handicaps tant fiscaux que financiers. L'obligation d'acheter sa charge, malgré le fait que l'Etat ait renoncé à son monopole, ainsi que le faible pourcentage appliqué au tarif acheteur - 2 % en France, 10 % en Grande-Bretagne et aux USA - pénalisent durement cette profession. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si cette réforme est actuellement à l'étude.
Réponse publiée le 29 décembre 1997
la garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire qu'une réforme des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques est effectivement à l'étude à la chancellerie. Le projet de loi, déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale peu avant sa dissolution, est devenu caduc. La réforme n'est pas remise en cause en ce qui concerne l'ouverture du marché, la constitution de sociétés commerciales, le maintien du régime juridique actuel des ventes judiciaires et de l'interdiction faite aux commissaires-priseurs d'acheter pour revendre ainsi que le principe d'une indemnisation en faveur de ceux-ci. En revanche, le dispositif de l'indemnisation, tel qu'il était initialement envisagé, a fait l'objet de nombreuses critiques et suscité des interrogations de la commission européenne quant à sa compatibilité avec l'article 92 du traité relatif aux aides d'Etat. C'est pourquoi une commission a été instituée afin de préciser le fondement de cette indemnisation ainsi que les modalités de calcul. Cette commission, composée d'un inspecteur général des finances, d'un conseiller à la Cour de cassation et d'un président de chambre à la Cour des comptes, devra remettre son rapport avant fin 1997. Le Parlement devrait donc être prochainement saisi d'un nouveau projet de loi.
Auteur : M. Pierre Albertini
Type de question : Question écrite
Rubrique : Professions judiciaires et juridiques
Ministère interrogé : justice
Ministère répondant : justice
Dates :
Question publiée le 29 septembre 1997
Réponse publiée le 29 décembre 1997