équarrissage
Question de :
M. Alain Ferry
Bas-Rhin (6e circonscription) - Union pour la démocratie française
M. Alain Ferry souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la réorganisation du secteur de l'équarrissage. En effet, la loi sur la collecte et l'élimination des cadavres d'animaux et des déchets d'abattoir institue une taxe d'équarrissage. Cette même loi prévoit toutefois l'exonération des bouchers et charcutiers dont le chiffre d'affaires hors taxes est inférieur à 2 500 000 francs. Néanmoins, cette loi ne prend pas en compte la situation spécifique des artisans alsaciens et mosellans, ceux-ci exerçant souvent une activité étendue aux métiers de charcutier-fabricant, traiteur et volailler. Il demande que le seuil de 2 500 000 francs s'applique par activité de manière à ne pas pénaliser gravement les artisans de nos régions.
Réponse publiée le 24 novembre 1997
La taxe sur les achats de viande a été instituée pour financer le service public d'équarrissage créé par la loi n° 96-1139 du 26 décembre 1996 relative à la collecte et à l'élimination des cadavres d'animaux et des déchets d'abattoirs et modifiant le code rural. Pour financer ce service public, le Parlement a choisi d'instaurer une taxe sur les achats de viandes qui ne pénalise ni les éleveurs ni les petits commerçants. Un large débat a eu lieu sur le niveau de la taxe à retenir et sur les seuils d'exonération. Le seuil retenu de 2,5 MF du chiffre d'affaires annuel doit exonérer, selon les statistiques de l'INSEE et du SCEES, 90 % des boucheries-charcuteries et 87 % des charcuteries. De plus, pour ne pas toucher les détaillants dont l'activité « viande » est marginale, un seuil mensuel de 20 000 F d'achats de viande hors taxe a été introduit. Enfin, le niveau de taxation n'est que de 0,5 % lorsque les achats sont inférieurs à 125 000 F par mois, alors qu'il est de 0,9 % au-delà. Ces seuils semblent être un bon compromis entre la nécessité de ne pas aller vers des taux de taxation qui soient trop élevés et celle de préserver le petit commerce. Un bilan d'application de cette mesure sera fait chaque année. Il pourra donner lieu à des adaptations si cela s'avérait nécessaire. Il ne paraît cependant pas opportun de fonder une modification de l'exonération du paiement de cette taxe sur un seuil par nature d'activité dans une même entreprise qui, en ajoutant un critère d'appréciation supplémentaire, rendrait cette mesure difficilement gérable.
Auteur : M. Alain Ferry
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agroalimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 29 septembre 1997
Réponse publiée le 24 novembre 1997