équarrissage
Question de :
M. Jean Rigaud
Rhône (5e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Jean Rigaud attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur le mécontentement des artisans bouchers charcutiers traiteurs du Rhône face aux nouvelles charges dues au paiement de la collecte des os et suifs issus des carcasses désossées. Les sociétés d'équarrissage profitant d'une situation monopolistique ont imposé en effet le paiement du ramassage des déchets d'animaux jusqu'alors effectué gratuitement et qu'elles continuent par ailleurs de recycler. Les artisans bouchers doivent déjà s'acquitter d'une taxe sur les achats de viande dite taxe « d'équarrissage » et ils ne pourront pas supporter une charge nouvelle qui risque de les conduire à la fermeture de leurs établissements. Il lui demande s'il envisage de prendre des mesures pour préserver l'équilibre économique et financier du secteur de la viande.
Réponse publiée le 7 février 2000
Concernant la situation que connaît actuellement le secteur de la boucherie-charcuterie consécutive au surcoût de ramassage des déchets imposé par les équarrisseurs, les élements suivants peuvent être portés à l'attention des honorables parlementaires. La décision des équarrisseurs de rendre payante la collecte de certains sous-produits de la transformation des viandes est motivée par l'évolution du contexte économique du secteur de l'alimentation animale, qui se traduit par une mévente des farines de viandes. La loi n° 96-1139 du 26 décembre 1996 a créé un service public de l'équarrissage, qui concerne exclusivement les cadavres et les saisies d'abattoirs reconnus impropres à la consommation humaine et animale. La collecte des sous-produits destinés à la valorisation en alimentation animale évolue, quant à elle, dans un contexte libéral et son prix se fixe au terme d'une négociation entre partenaires de la filière, en fonction du marché des farines animales notamment. Les services du ministère de l'agriculture et de la pêche ont organisé un concertation entre les équarrisseurs et les professionnels concernés dans le but d'améliorer les conditions de valorisation de ces déchets. Cette concertation s'est traduite, le 8 novembre 1999, par la signature d'un accord-cadre entre la Confédération française des bouchers, charcutiers-traiteurs et le Syndicat des équarrisseurs.
Auteur : M. Jean Rigaud
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agroalimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 27 décembre 1999
Réponse publiée le 7 février 2000