Question écrite n° 40159 :
droits de succession

11e Législature

Question de : M. Jack Lang
Loir-et-Cher (1re circonscription) - Socialiste

M. Jack Lang attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'imposition des droits de succession. Lors des successions indirectes, notamment entre cousins, le pourcentage des droits à verser par les héritiers est de 60 %. Cette disposition qui s'applique quelle que soit l'importance de la succession, et quelle que soit la situation du bénéficiaire, débouche assez souvent sur des paradoxes difficiles. En effet, certaines familles disposant de faibles revenus sont malheureusement contraintes de voir s'envoler la majeure partie de leur héritage, alors que celle-ci aurait pu les aider à apurer leur dette ou à relancer leur situation financière. Aussi, il pourrait sembler plus moral que le système d'imposition sur les droits de succession soit revu pour prendre en compte les attentes et les particularités des héritiers. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire savoir quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend prendre à ce sujet.

Réponse publiée le 13 mars 2000

D'une manière générale, le tarif des droits de mutation à titre gratuit applicable à chaque part héréditaire est fonction du lien de parenté qui existe entre le défunt et l'héritier. Cela étant, afin de favoriser les transmissions anticipées de patrimoines, un nouvel allégement du régime fiscal applicable aux donations a été adopté dans le cadre de la loi de finances pour 1999. La réduction de droits a ainsi été portée respectivement à 50 % lorsque le donateur est âgé de moins de soixante-cinq ans et à 30 % lorsqu'il à soixante-cinq ans révolus et moins de soixante-quinze ans. En outre, les donations consenties par actes passés entre le 25 novembre 1998 et le 31 décembre 1999, par des donateurs âgés de soixante-quinze ans ou plus, bénéficiaient de la réduction de droits de 30 % applicable aux donations réalisées par des donateurs âgés de soixante-cinq ans révolus et de moins de soixante-quinze ans. Ces dispositions, qui s'appliquent aux transmissions de biens en pleine propriété ou faisant l'objet d'un démembrement de propriété et quel que soit le lien de parenté entre le donateur et le donataire, permettent d'ores et déjà d'alléger les droits au-delà de la mesure proposée.

Données clés

Auteur : M. Jack Lang

Type de question : Question écrite

Rubrique : Donations et successions

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 17 janvier 2000
Réponse publiée le 13 mars 2000

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