taux
Question de :
M. Jean Roatta
Bouches-du-Rhône (3e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Jean Roatta indique à M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie qu'il a été alerté par divers administrateurs de biens, concernant l'application du taux réduit de TVA à 5,5 % dans les parties communes d'un immeuble collectif. En effet, cette règle de prorata (n° 18 à 25 de l'instruction fiscale précitée), supposerait un inventaire de la superficie et de l'affectation de chaque lot de copropriété ou local d'un immeuble locatif, afin de délivrer aux entreprises de travaux, une attestation justifiant que les travaux peuvent bénéficier de la baisse du taux de TVA. Les administrateurs de biens immobiliers et syndics de copropriété sont amenés, de par leur fonction, à délivrer cette attestation aux entreprises pour le compte de leurs mandants, en engageant leur responsabilité professionnelle. Or, la mise en oeuvre de cette mesure s'avère techniquement irréalisable et de surcroît inéquitable pour les travaux portant sur les parties communes d'un immeuble collectif ou en copropriété. L'instruction fiscale précitée prévoit d'adresser au prestataire, avant le commencement des travaux, une attestation (modèle n° 4) précisant la quote-part des travaux pouvant bénéficier de la baisse du taux de TVA. Or, l'affectation des locaux dans un immeuble est évolutive et l'administrateur de biens ou le syndic de copropriété n'a pas nécessairement connaissance des changements d'affectation de tel local ni la possibilité de vérifier la véracité des informations fournies par les propriétaires ou occupants. Afin de ne pas engager leur responsabilité vis-à-vis de leurs mandants en délivrant l'attestation requise pour bénéficier de la baisse du taux de TVA, les professionnels de l'immobilier seraient amenés à faire procéder à un inventaire objectif des locaux de l'immeuble. La tâche deviendrait alors impossible car ce rencensement devrait être réalisé avant l'établissement de chaque facture, notamment pour des contrats d'entretien (ex. : ascenseur), il conviendrait de faire un recensement tous les trimestres et de notifier aux entreprises prestataires toutes les modifications qui pourraient intervenir. Le coût de cet inventaire en vue de la délivrance de l'attestation peut se révéler plus onéreux que l'économie résultant de l'application de la baisse de TVA. Aussi, interroge-t-il le Gouvernement sur la durée de validité d'un recensement effectué à un instant donné pour l'application de la baisse de la TVA.
Réponse publiée le 29 mai 2000
L'article 5 de la loi de finances pour 2000 soumet au taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans, pour lesquels une facture a été émise à compter du 15 septembre 1999. Une instruction du 14 septembre 1999, qui a commenté cette disposition, a précisé que, s'agissant des travaux réalisés sur les parties communes d'immeubles collectifs, le taux réduit de la TVA s'appliquait à proportion des locaux à usage d'habitation. Il en résultait notamment que les syndics de copropriété et les administrateurs de biens devaient définir très précisément, en liaison avec les copropriétaires, l'affectation de chacun des locaux. En accord avec les professionnels, des mesures de simplification importantes ont été arrêtées. Lorsque plus de 50 % des millièmes généraux de copropriété d'un immeuble collectif sont affectés à l'habitation, le taux réduit de 5,5 % de la TVA s'applique à l'ensemble des travaux réalisés sur les parties communes de cet immeuble. Il appartiendra, bien entendu, aux syndics et administrateurs de biens de justifier, le cas échéant, par tout moyen, l'affectation des locaux. Pour les immeubles dont les millièmes généraux sont pour moins de 50 % affectés à l'habitation, le taux réduit s'appliquera à proportion des locaux à usage d'habitation. Par ailleurs, dans cette dernière situation, il a été décidé que la répartition des locaux serait appréciée une fois par an, au moment de l'assemblée générale des copropriétaires et à partir des éléments communiqués par les copropriétaires. A titre transitoire, pour les travaux devant être facturés entre le 15 septembre 1999 et la plus prochaine assemblée générale tenu à compter du 1er avril 2000, les indications figurant dans le règlement de copropriété pourront être utilisées pour déterminer la part des travaux éligible. Une instruction en cours de publication précisera les simplifications ainsi adoptées.
Auteur : M. Jean Roatta
Type de question : Question écrite
Rubrique : Tva
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 7 février 2000
Réponse publiée le 29 mai 2000