Question écrite n° 41220 :
établissements

11e Législature

Question de : M. Bruno Bourg-Broc
Marne (4e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Bruno Bourg-Broc demande à Mme la ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire si elle peut préciser l'état actuel des pouvoirs des chefs d'établissement de l'enseignement scolaire quant au maintien de l'ordre et de la discipline dans la proximité immédiate de leurs établissements, tant à l'égard de leurs propres élèves et des parents, qu'à l'égard d'éléments extérieurs pouvant troubler la vie scolaire. Puisqu'il semble, en l'état actuel de ses informations, que les chefs d'établissement n'ont que peu de pouvoirs, il lui demande si elle envisage, en liaison avec M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie qui vient d'en faire l'annonce, de renforcer l'autorité des chefs d'établissement d'enseignement scolaire dans la proximité immédiate de leurs établissements, ce qui serait de nature à en améliorer le fonctionnement.

Réponse publiée le 24 juillet 2000

Les principaux de collège n'ont pas de responsabilité directe en ce qui concerne le maintien de l'ordre et de la sécurité en dehors de l'enceinte scolaire. La sécurité aux abords des établissements scolaires relève en effet des pouvoirs de police. Toutefois la mise en place, depuis 1997, d'un ensemble de moyens et de mesures spécifiques en vue de garantir ou rétablir la sécurité à l'intérieur et aux abords des établissements, devrait permettre aux chefs d'établissement d'être en mesure d'assurer la sécurité des personnes et des biens et de restaurer un climat plus propice à la scolarité des élèves. C'est ainsi que les chefs d'établissement doivent informer les autorités académiques et les collectivités territoriales de rattachement des problèmes qu'ils rencontrent en matière de protection physique des établissements (clôtures, accès, contrôle des entrées et sorties, systèmes d'alarme, moyens de communication avec l'extérieur). Ils peuvent solliciter le concours des services de police, de la gendarmerie et des collectivités locales pour élaborer un bilan de sécurité de l'établissement. Par ailleurs, comme le prévoit la circulaire du 28 octobre 1997, la garantie de la sécurité dans les établissements et leur environnement doit constituer une des priorités contenues dans les contrats locaux de sécurité. D'une manière générale, lorsqu'une situation de danger ou une infraction commise l'imposent, le chef d'établissement doit faire appel aux services de police ou de gendarmerie ainsi qu'à l'autorité judiciaire. Il peut être décidé, alors, de renforcer la surveillance aux abords des établissements scolaires, notamment par des rondes plus fréquentes et par l'emploi d'effectifs renforcés.

Données clés

Auteur : M. Bruno Bourg-Broc

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement

Ministère interrogé : enseignement scolaire

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 7 février 2000
Réponse publiée le 24 juillet 2000

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