Question écrite n° 4150 :
emplois jeunes

11e Législature

Question de : M. Jean-Michel Marchand
Maine-et-Loire (4e circonscription) - Radical, Citoyen et Vert

M. Jean-Michel Marchand attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur la répartition des emplois-jeunes d'aides-éducateurs en milieu rural. Le bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale n° 3 du 4 septembre 1997 indique en effet que, « pour éviter tout saupoudrage, jamais un emploi jeune isolé ne sera accordé à une école », afin que les aides-éducateurs puissent se constituer en réseaux. Il estime que si cette mesure est adaptée aux établissements situés en milieu urbain, il n'en est vraisemblablement pas de même en ce qui concerne les écoles rurales et les R.P.I. dont les besoins sont considérables. En effet, un seul aide-éducateur suffit à couvrir leurs besoins ; constituer une équipe de deux personnes risquerait de les sous-employer, ce qui serait contraire à l'esprit du projet d'emploi des jeunes. Il demande s'il ne serait pas envisageable de moduler le nombre d'emplois implantés en fonction du nombre de classes concernées par les projets afin de tenir compte des particularités du milieu rural. Il suggère enfin que les équipes d'aides-éducateurs se constituent non pas sur la base d'un établissement mais sur celle de la proximité géographique des écoles concernées ou celle d'un projet interétablissements.

Réponse publiée le 22 décembre 1997

Dès septembre 1997, les premiers emplois-jeunes ont été répartis entre les académies en fonction des besoins, avec des priorités d'implantation dans les zones les plus sensibles, en vue d'améliorer l'encadrement des élèves et de contribuer à l'animation socio-éducative. La répartition s'effectue dans le souci d'utilisation rationnelle du nombre global d'emplois et d'une véritable intégration des jeunes au projet de l'école. L'attention des recteurs a été attirée sur la nécessité de prendre en compte les besoins des zones rurales fragiles. Cependant, l'implantation des jeunes isolés dans une école risque de nuire à leur bonne intégration. Pour les petites écoles, des projets peuvent être encouragés incitant plusieurs écoles à travailler en réseau, pourvu que celles-ci ne soient pas trop éloignées les unes des autres.

Données clés

Auteur : M. Jean-Michel Marchand

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie

Dates :
Question publiée le 6 octobre 1997
Réponse publiée le 22 décembre 1997

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