EDF
Question de :
M. Jean Bardet
Val-d'Oise (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Jean Bardet attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les problèmes qui risquent de se poser dans les années à venir par suite de diminutions de personnel à EDF dans la maintenance des centrales tant thermiques que nucléaires. En effet, si l'on peut comprendre des restructurations de personnel en raison des coûts, on ne peut admettre que ces économies se fassent au détriment de la sécurité. On ne peut parler de productivité quand il s'agit de la sécurité de tous... Il lui demande donc d'user de son influence auprès de la direction d'EDF, afin que les ORI chargées de la maintenance, tant préventive que curative, des centrales thermiques et nucléaires ne continuent pas à perdre de leur substance au profit d'entreprises privées dont le personnel moins bien formé ne peut assurer entièrement la sécurité des installations.
Réponse publiée le 15 mai 2000
La protection des matières nucléaires et la sécurité des personnes sont des objectifs fondamentaux auxquels le Gouvernement attache une importance particulière. Le contrat d'entreprise conclu en 1997 par l'Etat avec EDF prévoit ainsi que « la sûreté des moyens de production nucléaire devra être maintenue durablement au plus haut niveau mondial » et « constituera une priorité absolue pour l'entreprise et la première condition pour assurer une durée de vie aussi longue que possible aux centrales nucléaires en exploitation ». S'agissant des organisations régionales d'intervention qui sont devenues des agences de maintenance thermique, leurs personnels étaient, en 1997, au nombre de 1 100. Ces agents qualifiés garantissent au sein d'EDF la qualité des interventions menées, le plus souvent, pendant les arrêts pour rechargement des réacteurs nucléaires, avec le concours de prestataires extérieurs. EDF a entendu faire évoluer depuis quelques années le rôle de ces agences de maintenance technique pour adapter leurs missions aux caractéristiques de l'entretien des installations thermiques nucléaires et classiques, ainsi qu'hydrauliques. Les évolutions, liées à cette préoccupation, prennent en compte deux facteurs. Le premier est constitué par les évolutions de la courbe de charge de l'entretien des installations du parc de production. Ainsi, face à la montée en puissance du parc de réacteurs nucléaires, l'adaptation des installations du thermique classique entraîne, à terme, un redéploiement de l'ordre de 100 amplois. Le deuxième facteur concerne la parc nucléaire. EDF a été amenée à modifier la constitution des coeurs de réacteurs, ce qui a permis d'effectuer progressivement les arrêts pour rechargement tous les dix-huit mois au lieu de chaque année. Cette adaptation entraîne un redéploiement à terme de l'ordre de 300 emplois. Ces redéploiements, qui ont débuté dès 1998-1999 et se poursuivent, sont l'occasion d'améliorer les missions et les responsabilités des personnels restant en place. le contenu de leurs métiers est orienté vers des fonctions de qualification plus grande. Cette évolution est favorable en termes de carrière, de conditions de travail et de sûreté pour les intervenants.
Auteur : M. Jean Bardet
Type de question : Question écrite
Rubrique : Énergie et carburants
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 21 février 2000
Réponse publiée le 15 mai 2000