Question écrite n° 42161 :
contractuels

11e Législature

Question de : M. Jean Bardet
Val-d'Oise (3e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Jean Bardet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur la disparité existante entre ses promesses et ses actions. Dans le BO n° 46 du 23 décembre 1999, la directrice de son cabinet affiche une circulaire du 16 décembre 1999 adressée aux recteurs d'académie indiquant que le ministère s'implique fortement dans la lutte contre l'exclusion par la transformation de CES en CEC mais aussi dans la formation de ces personnels, afin de leur faciliter l'accès aux concours de recrutement. Or, sur le terrain, dans le Val-d'Oise, des difficultés sont signalées par engorgement des services de la DDTE, certains CES n'ayant pas été renouvelés dans les délais. Non seulement les intéressés ne sont pas payés, mais, en plus, ils ne peuvent poursuivre leur formation alors que le concours d'agent administratif a lieu en avril 2000. Il lui demande donc quelles mesures il pense prendre, en urgence, pour remédier à cette situation.

Réponse publiée le 15 mai 2000

Les contrats emploi solidarité (CES) ont vocation à mobiliser un individu dans un parcours d'insertion et à fournir une activité professionnelle à des personnes qui ne sont pas immédiatement susceptibles de trouver un autre type d'emploi. Le passage en CES est donc une étape dans la mise en oeuvre du processus de réinsertion dans la vie professionnelle. A ce titre, les CES sont limités dans le temps et ne peuvent pas aujourd'hui avoir une durée supérieure à 24 mois, en application de la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions. Dans des cas limités, et notamment pour les agents qui, d'une part, étaient entrés dans le dispositif CES avant les modifications introduites par la loi précitée, et, d'autre part, avaient commencé une formation devant se dérouler sur plus de vingt-quatre mois, les directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) peuvent accepter exceptionnellement, par dérogation à la règle, une prolongation du CES pour permettre à l'agent de terminer sa formation. Concernant les difficultés de la DDTEFP du Val-d'Oise, les services du ministère de l'emploi et de la solidarité ont informé le ministère de l'éducation nationale qu'aucune difficulté liée à l'engorgement de la direction départementale n'était signalée. De même, les services du rectorat de Créteil ont confirmé ne pas être au courant d'éventuelles difficultés de renouvellements de CES. Néanmoins, il a été rappelé au service compétent du rectorat de Créteil de tout faire pour que les dossiers des agents candidats à un CES ou à un emploi consolidé soient traités avec rapidité.

Données clés

Auteur : M. Jean Bardet

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement : personnel

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 21 février 2000
Réponse publiée le 15 mai 2000

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