Question écrite n° 42449 :
traitements et salaires

11e Législature

Question de : M. Renaud Muselier
Bouches-du-Rhône (5e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Renaud Muselier appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la révision du barème fiscal de déduction des frais afférents à l'emploi d'une moto pour les trajets domicile/travail. Ce barème est en effet ni réaliste ni équitable. Le budget d'entretien d'une moto est largement sous-estimé. Les coûts des révisions effectués chez les concessionnaires sont lourds. Elles sont cependant obligatoires pour l'application des garanties constructeurs. En outre, ce barème n'est pas équitable. Les calculs effectuées sur des voitures et motos de puissance comparable, aboutissent à une minoration annuelle de l'ordre de 10 000 francs pour une moto. En conséquence, il lui demande s'il est prévu une révision de ce barème pour des véhicules de plus en plus utilisées face à l'engorgement des grandes villes.

Réponse publiée le 5 février 2001

Le barème fiscal de déduction des frais applicables aux motos a été conçu selon une méthode similaire à celle retenue pour le barème applicable aux automobiles. En particulier, l'évaluation des frais a été effectuée à partir d'un échantillon représentatif du parc « motos, scooters et vélomoteurs » français. L'échantillon de véhicules examiné pour déterminer les coûts est constitué de modèles représentant plus de 60 % des ventes. En outre, les différents constructeurs ont été consultés afin d'évaluer les frais d'entretien et la consommation de carburant pour chaque cylindrée. Les coûts résultant du barème fiscal (revalorisé de 2 % pour l'imposition des revenus de 2000) apparaissent, ainsi, proches du coût réel d'utilisation de ces véhicules. Les valeurs retenues reposent nécessairement sur des moyennes. Il est cependant rappelé que l'application du barème publié par l'administration n'est qu'une faculté offerte aux contribuables, dans un but de simplification, afin de faciliter l'évaluation de leurs frais. Les contribuables peuvent, bien entendu, faire état de frais réels plus élevés, dès lors qu'ils sont en mesure d'en justifier.

Données clés

Auteur : M. Renaud Muselier

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôt sur le revenu

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 28 février 2000
Réponse publiée le 5 février 2001

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