carburants
Question de :
M. Jacques Le Nay
Morbihan (6e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
M. Jacques Le Nay appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le prix de plus en plus élevé du carburant à la pompe. Cette augmentation importante a des incidences graves sur le pouvoir d'achat des ménages. Aussi, il lui suggère d'étudier la possibilité de diminuer les taxes sur les carburants. Cette disposition aurait le mérite de s'appliquer à l'ensemble des ménages. Elle permettrait également de réduire les coûts de transport pour tous ceux qui sont éloignés du centre des grandes villes et qui n'ont pas la possibilité d'utiliser les transports en commun, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail. En conséquence, il lui demande de lui faire connaître la position du Gouvernement sur cette proposition et de lui indiquer s'il est dans l'intention du Gouvernement de baisser les taxes sur le carburant dans les prochaines semaines.
Réponse publiée le 29 janvier 2001
L'ampleur de la hausse du prix des produits pétroliers a conduit le Gouvernement à prendre des mesures immédiates bénéficiant à l'ensemble des ménages et des secteurs économiques les plus touchés. Ainsi, a-t-il été décidé d'appliquer dès le 1er octobre 2000, le mécanisme de stabilisation de la fiscalité pétrolière dont la mise en oeuvre était initialement prévue en 2001. Ce nouveau dispositif neutralisera les hausses mécaniques de recettes de TVA lorsque le prix des matières premières augmentera. Il se déclenchera tous les deux mois, dès que les prix du pétrole brut varieront de plus de 10 %. Le Gouvernement a complété ce dispositif d'une mesure exceptionnelle portant au total la baisse de la fiscalité à 20 centimes par litre sur tous les carburants, à partir du 1er octobre. En ce qui concerne le fioul domestique, cette mesure s'ajoute à la première baisse de TIPP de près de 16 centimes par litre intervenue le 21 septembre 2000. Les accises sur le fioul domestique ont ainsi été ramenées à 20,38 centimes par litre, un des niveaux les plus faibles de l'Union européenne. S'agissant du gazole, l'augmentation annuelle de 7 centimes le litre prévue dans le plan de rattrapage a été gelée pour 2001. Enfin, pour répondre aux difficultés économiques de certains secteurs d'activité, des dispositions spécifiques complémentaires ont été prises, notamment pour les transporteurs routiers, les exploitants de transport public routier en commun de voyageurs, les entreprises de transport fluvial ainsi que les agriculteurs. Cet ensemble de mesures, qui représente un allégement significatif de la fiscalité sur les produits pétroliers, constitue un effort important décidé par le Gouvernement pour apporter une réponse adaptée au contexte né de la hausse brutale des prix du pétrole brut sur le marché mondial.
Auteur : M. Jacques Le Nay
Type de question : Question écrite
Rubrique : Énergie et carburants
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Renouvellement : Question renouvelée le 4 décembre 2000
Dates :
Question publiée le 27 mars 2000
Réponse publiée le 29 janvier 2001