exonération
Question de :
M. Gérard Voisin
Saône-et-Loire (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Gérard Voisin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les différents taux de TVA applicables à la restauration. Le Conseil d'Etat vient de rendre une décision par laquelle il enjoint au Gouvernement d'annuler les textes qui fondaient jusqu'ici l'exonération de TVA des cantines d'entreprise et des cantines d'administration. Cette décision, qui devrait se traduire par une hausse importante des frais de repas pour les salariés ayant accès à ces cantines, confirme le bien-fondé des revendications des représentants de la restauration traditionnelle qui réclament depuis longtemps l'application d'un taux intermédiaire unique pour l'ensemble du secteur. Lors de la discussion de la dernière loi de finances, leurs arguments avaient été rejetés par le Gouvernement qui invoquait le caractère social de la restauration d'entreprise. Le Conseil d'Etat invalide cette analyse et confirme la distorsion de concurrence dénoncée par la Fédération nationale de l'industrie hôtelière. Sa décision pourrait avoir des prolongements en ce qui concerne la restauration rapide, qui bénéficie, aujourd'hui, d'un taux réduit. La situation qui en découle désormais n'est absolument pas satisfaisante et il est regrettable que le Gouvernement n'ait pas su faire preuve d'objectivité dans le passé sur ce dossier. Il lui demande donc s'il entend mettre à l'étude aujourd'hui l'instauration d'un taux intermédiaire pour l'ensemble de la restauration, afin de satisfaire, d'une part, aux conditions d'une concurrence loyale et, d'autre part, de limiter le coût des repas des travailleurs français, qu'ils aient accès ou non à une cantine.
Réponse publiée le 21 août 2000
A la demande de certains professionnels de la restauration, le Conseil d'Etat a, par une décision du 27 mars 2000, déclaré illégales les décisions ministérielles sur lesquelles était fondée l'exonération de la TVA jusqu'alors appliquée au prix des repas payés par les usagers des cantines d'entreprises ainsi que des cantines scolaires ou universitaires. Le Gouvernement étudie les mesures qui permettraient de tenir compte dans le respect du droit, notamment communautaire, de la vocation spécifique de ces établissements auxquels nos concitoyens demeurent très attachés. Par ailleurs, il est rappelé que la sixième directive TVA ne permet pas à la France d'appliquer un taux de TVA autre que le taux normal à la restauration traditionnelle. Elle n'a, sur ce point, pas été modifiée par la directive relative aux services à forte intensité de main-d'oeuvre dès lors que la restauration ne figure pas sur la liste de ces services arrêtée lors du conseil Ecofin du 8 octobre 1999.
Auteur : M. Gérard Voisin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Tva
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 17 avril 2000
Réponse publiée le 21 août 2000