Question écrite n° 47219 :
programmes

11e Législature

Question de : M. Jean Rigaud
Rhône (5e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Jean Rigaud attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'inquiétude des professeurs de biologie et de géologie dans les collèges face à la situation contradictoire entre les objectifs annoncés par les programmes et les conditions d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre. En effet, les programmes actuels sont construits autour de travaux pratiques qui permettent aux élèves de participer activement à l'acquisition de leurs savoirs. Cette méthode active développe les chances de réussite des collégiens, en particulier de ceux qui se trouvent en difficulté. Or plus de 90 % des classes en collège n'ont pas de groupes restreints inférieurs à dix-huit élèves. Il lui demande s'il envisage de prendre des mesures pour que l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre dans les collèges soit effectivement de 2 heures dont 1 h 30 de travaux pratiques en groupes restreints inférieurs à dix-huit èlèves.

Réponse publiée le 23 octobre 2000

Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en oeuvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales de sciences de la vie et de la Terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.

Données clés

Auteur : M. Jean Rigaud

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement secondaire

Ministère interrogé : éducation nationale

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 5 juin 2000
Réponse publiée le 23 octobre 2000

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