Question écrite n° 47616 :
droits de succession

11e Législature
Question renouvelée le 16 octobre 2000

Question de : M. François Vannson
Vosges (3e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. François Vannson appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le taux d'imposition des successions. Ce taux est en effet porté à un maximum de 60 % lorsque les liens familiaux sont éloignés entre le défunt et l'héritier bénéficiaire. Cette fiscalité est jugée d'autant plus injuste par les héritiers que, si les liens du sang sont distendus, ceux du coeur peuvent être très étroits. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre à l'égard de la fiscalité des successions, et notamment par rapport à ce taux fixé à 60 %.

Réponse publiée le 11 décembre 2000

Le tarif des droits de mutation à titre gratuit applicable à chaque part héréditaire est fonction du lien de parenté existant entre le défunt et l'héritier, tel qu'il résulte des règles du droit civil. Sans mésestimer la valeur des liens affectifs, l'appréciation de ceux-ci est difficilement compatible avec la nécessaire précision de la loi, et ne présenterait pas de garantie suffisante au regard du principe d'égalité des héritiers. Cela étant, afin de favoriser les transmissions anticipées de patrimoines, l'article 36 de la loi de finances pour 1999 (n° 98-1266 du 30 décembre 1998, Journal officiel du 31 décembre 1998, p. 20050) a porté la réduction de droits applicable pour l'ensemble des donations respectivement à 50 % et 30 % lorsque le donateur est âgé de moins de soixante cinq ans et lorsqu'il a soixante cinq ans révolus et moins de soixante quinze ans. En outre, les donations consenties par actes passés entre le 1er janvier 2000 et le 30 juin 2001 par des donateurs âgés d'au moins soixante quinze ans bénéficient de la réduction de 30 % applicable aux donations réalisées par des donateurs âgés de soixante cinq ans révolus et de moins de soixante quinze ans. Ces dispositions permettent d'alléger sensiblement les droits dus en cas de libéralités entre vifs au bénéfice de collatéraux et de personnes sans lien de parenté.

Données clés

Auteur : M. François Vannson

Type de question : Question écrite

Rubrique : Donations et successions

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Renouvellement : Question renouvelée le 16 octobre 2000

Dates :
Question publiée le 12 juin 2000
Réponse publiée le 11 décembre 2000

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