Question écrite n° 48368 :
enseignement supérieur

11e Législature

Question de : M. Dominique Baudis
Haute-Garonne (1re circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance

M. Dominique Baudis attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation financière des grandes écoles privées d'ingénieurs et de cadres. Ces établissements sont financés essentiellement par les frais de scolarité supportés par les familles, la taxe d'apprentissage, d'autres produits, dont les prestations aux entreprises, et une participation de l'Etat, au titre du chapitre 4311 de la loi de finances intitulé « encouragements divers ». La diminution de la taxe d'apprentissage, les nouvelles directives sur la fiscalité qui viennent freiner les relations avec les entreprises et l'impossibilité d'augmenter la participation des familles déjà très importante, amènent ces établissements à solliciter une augmentation substantielle du financement de l'Etat pour maintenir leur équilibre financier. En contrepartie, ceux-ci s'engagent à renforcer leurs relations avec l'Etat, sachant que de nombreux contrôles attestent déjà que les formations dispensées entrent dans le cadre de la politique nationale de l'enseignement supérieur en France. Il lui demande donc si une participation financière accrue de l'Etat est envisageable, pour permettre le maintien du bon fonctionnement de ces écoles privées d'ingénieurs et de cadres.

Réponse publiée le 31 juillet 2000

Le financement dont bénéficient, de la part du ministère de l'éducation nationale, les écoles de la Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres (FESIC), au titre du chapitre 43-11, article 10, est nettement supérieur à celui accordé aux autres établissements d'enseignement supérieur privé dispensant le même type de formation. Le ministre de l'éducation nationale rappelle qu'il maintient son soutien financier pour les établissements relevant de la FESIC. De plus, l'expérimentation de la politique contractuelle devrait permettre à certains de ces établissements, en fonction, notamment, de la pertinence pédagogique des formations dispensées et de la qualité de l'insertion professionnelle, d'engager avec l'Etat une démarche contractuelle leur permettant d'obtenir un soutien financier accru.

Données clés

Auteur : M. Dominique Baudis

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement privé

Ministère interrogé : éducation nationale

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 3 juillet 2000
Réponse publiée le 31 juillet 2000

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