retraite du combattant
Question de :
M. Richard Cazenave
Isère (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Richard Cazenave souhaite attirer l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, au sujet des préoccupations des veuves d'anciens combattants, prisonniers de guerre, combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc et des théâtres d'opérations extérieures (TOE). La loi du 31 mars 1932 ne permet pas à la veuve du combattant décédé la réversion de la retraite du défunt, et depuis, malgré de nombreuses revendications de ces personnes, aucune réforme n'a permis de modifier ce statut. Les veuves des anciens combattants ont pourtant participé activement aux efforts de guerre et il serait juste que leurs sacrifices soient également reconnus. Aussi, il souhaite qu'il lui fasse connaître ses intentions sur cette question et s'il compte, à l'occasion d'une éventuelle modification législative, remédier à cette situation afin que les veuves d'anciens combattants puissent bénéficier au moins partiellement de la retraite du défunt.
Réponse publiée le 18 septembre 2000
Malgré sa qualification, la retraite du combattant ne s'inscrit pas dans la logique des retraites professionnelles. Créée en 1930 au profit des titulaires de la carte du combattant « en témoignage de la reconnaissance nationale », elle constitue une récompense personnelle attribuée en raison de services rendus à la nation, dont le montant modique, versé annuellement, exprime la nature essentiellement symbolique. Il ne saurait par conséquent être question d'en dénaturer la raison d'être par une extension à d'autres bénéficiaires que ceux auxquels la qualité de « combattant » a été reconnue officiellement. Il est par ailleurs important de préciser que, si elle était considérée comme une prestation sociale, la retraite du combattant en aurait toutes les conséquences au plan des impôts ou des diverses contributions touchant les ressources. Or les dispositions relatives au monde combattant y échappent largement. Introduire la réversion de cette retraite induirait des risques de fiscalisation et conduirait donc, à terme, à un désavantage par rapport à la situation actuelle. Quoi qu'il en soit, les veuves d'anciens combattants sont ressortissantes de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC) et bénéficient à ce titre du patronage et de l'aide matérielle de cet établissement public. La subvention d'action sociale accordée à l'ONAC par l'Etat pour jouer pleinement son rôle d'aide a, dans cette perspective, été augmentée de 10 MF en 2000 ; il est envisagé de renforcer encore ces moyens dans le cadre du prochain budget.
Auteur : M. Richard Cazenave
Type de question : Question écrite
Rubrique : Anciens combattants et victimes de guerre
Ministère interrogé : anciens combattants
Ministère répondant : anciens combattants
Dates :
Question publiée le 17 juillet 2000
Réponse publiée le 18 septembre 2000