Question écrite n° 49442 :
rentes viagères

11e Législature
Question signalée le 18 décembre 2000

Question de : M. Gérard Voisin
Saône-et-Loire (1re circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Gérard Voisin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le taux des majorations légales des rentes viagères souscrites auprès des compagnies d'assurance vie, de la Caisse nationale de prévoyance et des caisses autonomes mutualistes. Depuis 1995, les bénéficiaires n'ont obtenu aucune revalorisation, qui était jusqu'alors fixée dans la loi de finances. Il lui demande de bien vouloir lui préciser les raisons de cette situation très préjudiciable pour les retraités concernés et les conditions dans lesquelles ces sociétés pourraient être tenues d'appliquer une revalorisation.

Réponse publiée le 25 décembre 2000

L'absence, depuis 1996, de revalorisation légale des rentes viagères souscrites auprès d'organismes débirentiers, notamment la Caisse nationale de prévoyance, résulte de l'évolution du contexte économique et de la quasi-disparition de l'inflation, qui diminuait autrefois le pouvoir d'achat, et du changement de finalité des rentes viagères ; en effet, celles-ci relèvent aujourd'hui d'une logique de placement plus que de prévoyance, puisque le système d'assurance vieillesse repose non plus sur une épargne individuelle volontaire mais sur un dispositif universel fondé sur la répartition. A ce titre, l'intervention de l'Etat a été réduite dans le domaine des majorations de rentes depuis l'institution d'un plafond de ressources en 1979 et la disparition des majorations légales pour les contrats souscrits après 1987. Depuis 1996, la revalorisation des majorations légales des rentes viagères concerne deux catégories principales, à savoir les rentes versées aux anciens combattants et celles servies en réparation d'un préjudice. Aujourd'hui, toute nouvelle revalorisation des majorations légales versées pour les rentes viagères de droit commun accroîtrait l'inégalité de traitement avec les nouveaux crédirentiers qui, depuis 1987, ne bénéficient d'aucune majoration légale. C'est donc dans le cadre des relations contractuelles entre les organismes débirentiers et les crédirentiers qu'évoluent ces rentes. A ce titre, la Caisse nationale de prévoyance assure, selon les contrats souscrits, une revalorisation des rentes qui dépend du niveau des taux d'intérêt et des résultats dégagés par l'établissement.

Données clés

Auteur : M. Gérard Voisin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Assurances

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 18 décembre 2000

Dates :
Question publiée le 24 juillet 2000
Réponse publiée le 25 décembre 2000

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