Question écrite n° 50959 :
annuités liquidables

11e Législature
Question renouvelée le 22 janvier 2001

Question de : M. Arnaud Montebourg
Saône-et-Loire (6e circonscription) - Socialiste

M. Arnaud Montebourg appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les difficultés que rencontrent les personnes ayant à charge, à leur domicile, une personne adulte handicapée. La circulaire DSS/4 C n° 239 du 15 avril 1998, relative aux conditions d'affiliation à l'assurance vieillesse des personnes assumant la charge au foyer familial d'un handicapé adulte, exclut du bénéfice de l'assurance vieillesse parent au foyer (AVPF) le conjoint ou le concubin de la personne handicapée. Les dispositions de cette circulaire ministérielle, relayées par la Caisse nationale des allocations familiales, précisent qu'au titre de l'article L. 381-1 du code de la sécurité sociale, l'affiliation à l'AVPF pour la charge d'un adulte handicapé est admise uniquement dans le but d'assurer la continuité entre les droits des personnes ayant la charge d'un enfant handicapé et les droits de ces mêmes personnes lorsque l'enfant passe au bénéfice de l'Allocation d'éducation spéciale (AES) au bénéfice de l'Allocation adulte handicapé (AAH). Elle précise également qu'est exclue de l'AVPF la personne, ayant ou non un lien de parenté avec l'adulte handicapé, sauf si le handicapé lui avait ouvert des droits antérieurement à l'AES en tant qu'enfant à charge. Ainsi, du fait de l'application depuis le 1er avril 1998 de cette circulaire, l'époux ou l'épouse n'exerçant pas d'activité professionnelle ou ayant dû cesser son activité professionnelle pour se consacrer à son conjoint dépendant d'une tierce personne, qui ne peut plus bénéficer de l'AVPF, ne peut faire valoir ses droits à la retraite pour cette période donnée. Il lui demande donc de bien vouloir considérer les conséquences de l'application de cette circulaire qui concerne des personnes qui connaissent déjà des situations dramatiques afin de réparer ce que les familles des handicapées considèrent comme une profonde injustice.

Réponse publiée le 5 mars 2001

L'assurance vieillesse du parent au foyer est destinée à garantir à la personne qui cesse ou réduit son activité professionnelle, pour s'occuper à son foyer d'un ou plusieurs enfants, une continuité dans la constitution des droits à la retraite. Dès lors qu'une personne perçoit l'allocation parentale d'éducation, l'allocation pour jeune enfant ou le complément familial et que, par ailleurs, elle remplit la condition de ressources fixée réglementairement, elle peut demander à être affiliée à l'assurance vieillesse du parent au foyer. Les cotisations correspondantes sont intégralement à la charge des caisses d'allocations familiales. Les mêmes dispositions existent pour le parent qui cesse son activité pour s'occuper d'un enfant handicapé, que celui-ci soit mineur ou majeur. Lorsque le parent ne bénéficie d'aucune des trois prestations familiales précitées ou ne remplit pas la condition de ressources exigée, il peut demander son affiliation à l'assurance volontaire vieillesse dans les six mois qui suivent sa cessation d'activité. Dans ce cas, les cotisations d'assurance vieillesse sont à sa charge. La situation des personnes assumant bénévolement les fonctions de tierce personne auprès d'un membre de leur famille âgé ou handicapé et ne pouvant être affiliées à l'assurance vieillesse du parent au foyer, compte tenu de son champ d'application, ni à l'assurance volontaire vieillesse en raison du coût des cotisations, n'a pas échappé au Gouvernement. Les services ministériels étudient actuellement les possibilités de garantir la couverture vieillesse de ces personnes.

Données clés

Auteur : M. Arnaud Montebourg

Type de question : Question écrite

Rubrique : Retraites : généralités

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : emploi et solidarité

Renouvellement : Question renouvelée le 22 janvier 2001

Dates :
Question publiée le 18 septembre 2000
Réponse publiée le 5 mars 2001

partager