Question écrite n° 52137 :
maladie de Creutzfeldt-Jakob

11e Législature

Question de : M. François Colcombet
Allier (1re circonscription) - Socialiste

La récente publication d'une revue scientifique anglaise quant à la possible transmission de la maladie de la « vache folle » par des porteurs sains, modifie assez sensiblement l'appréciation du risque de cette épidémie. Bien que cette étude soit conditionnelle et doive être bien entendu approfondie, elle énonce l'éventualité d'une transmission à l'homme dans des circonstances aussi concrètes que des interventions chirurgicales ou dentaires, mais aussi par transfusion. Les Etats-Unis et le Canada ont promptement et autant que possible réagi face à ces risques, en refusant par exemple les dons de sang de personnes ayant séjourné en Grande-Bretagne. D'autres mesures ont été également prises, par exemple en vue d'interdire définitivement l'utilisation de farines de viandes et d'os dans l'alimentation des porcs, volailles et poissons, ce qui est le cas au Royaume-Uni. Pas plus que ces pays, la France n'est déjà à l'abri du risque ainsi identifié. C'est pourquoi M. François Colcombet demande à M. le ministre de l'agriculture et de la pêche de bien vouloir lui préciser le suites qu'il entend réserver à ces informations.

Réponse publiée le 28 janvier 2002

Le 14 novembre 2000, le Gouvernement a arrêté un renforcement du dispositif de sécurité sanitaire reposant sur sept volets, dont l'un porte sur le renforcement des mesures de précaution et de sécurisation pour la santé de l'homme. Le Premier ministre a annoncé qu'un programme de renforcement des désinfections et stérilisations des dispositifs médicaux et d'utilisation du matériel à usage unique dans les établissements de santé serait mis en oeuvre. Même si aucune démonstration n'a été scientifiquement établie à ce jour concernant la possible transmission du prion pathogène par le sang, la réévaluation des mesures de précaution et de sécurisation sur la fabrication et l'utilisation des produits sanguins est en cours. De plus, le Gouvernement a décidé le 14 novembre 2000 de suspendre l'utilisation de protéines animales et de certaines graisses animales dans l'alimentation des porcs, des volailles, des poissons ainsi que des animaux de compagnie, sauf pour les situations particulières bien identifiées. Par la généralisation de l'interdiction de l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux des espèces dont la chair ou les produits sont destinés à la consommation humaine, le Gouvernement a entendu prendre une mesure de précaution forte vis-à-vis de la sécurité sanitaire des produits issus de l'élevage. Il a d'ailleurs obtenu à Bruxelles le 4 décembre 2000 l'harmonisation de cette mesure dans la Communauté européenne.

Données clés

Auteur : M. François Colcombet

Type de question : Question écrite

Rubrique : Santé

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 9 octobre 2000
Réponse publiée le 28 janvier 2002

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