taxe sur les conventions d'assurance
Question de :
M. Gilbert Gantier
Paris (15e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Gilbert Gantier attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les modalités d'application du compte épargne temps (CET). Afin de sécuriser ses engagements, une entreprise peut souscrire auprès d'un organisme habilité un contrat d'assurance dont l'objet est de garantir le passif social correspondant aux salaires des jours épargnés volontairement par le salarié sur un compte épargne temps instauré par accord collectif dans les conditions établies par l'article L. 227-1 du code du travail. Ce contrat d'assurance ne couvre toutefois que l'engagement aléatoire de l'entreprise correspondant aux jours qui seront utilisés en fin de carrière, sous réserve que le salarié soit resté dans l'entreprise jusqu'à cette échéance. La prime d'assurance est calculée, chaque année, en fonction du nombre et de la valeur des jours épargnés par l'ensemble de la collectivité des salariés et des coefficients correspondant, d'une part, à l'évolution probable des rémunérations et, d'autre part, à la probabilité que les salariés achèvent leur carrière dans l'entreprise et liquident leur épargne CET à cette occasion. Il lui demande si la similitude des contrats d'assurance CET et des contrats d'assurance « indemnité de fin de carrière », notamment en ce que la prime versée par l'entreprise à l'assurance est définitivement sortie du patrimoine de l'entreprise, autorise les entreprises et les compagnies d'assurance à se prévaloir de l'exonération de la taxe sur les conventions d'assurance, dans les conditions établies par l'instruction fiscale du 9 mars 1993.
Réponse publiée le 8 octobre 2001
L'instruction administrative du 11 mars 1993 référencée 7 I-2-93 précise que les contrats d'assurances couvrant les indemnités de fin de carrière (IFC) sont par principe imposables à la taxe spéciale sur les conventions d'assurances au taux de 9 % prévu au 6/ de l'article 1001 du code général des impôts. Par exception, les contrats d'assurance IFC sont exonérés de taxe sur les conventions d'assurance en application de l'article 998-3/ du code précité, s'ils répondent à certaines conditions cumulatives. Ainsi, le contrat doit couvrir exclusivement les risques IFC, l'entreprise ne doit pas disposer de la valeur acquise du contrat et le versement des sommes dues par l'assureur doit répondre à certaines modalités. Les exonérations fiscales étant d'interprétation stricte, il n'est pas envisagé d'y inclure les conventions d'assurance destinées à couvrir les engagements des entreprises au regard des comptes épargne-temps visés par l'auteur de la question.
Auteur : M. Gilbert Gantier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôts et taxes
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Signalement : Question signalée au Gouvernement le 1er octobre 2001
Dates :
Question publiée le 16 octobre 2000
Réponse publiée le 8 octobre 2001