Question écrite n° 53416 :
enseignement supérieur

11e Législature

Question de : M. Michel Terrot
Rhône (12e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Michel Terrot attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le financement des écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres. Le FESIC regroupe 25 écoles accueillant plus de 17 000 étudiants toutes formations confondues. Ces écoles reçoivent de l'Etat une somme de 6 400 francs par étudiant. Or, cette subvention pour 2000, négociable chaque année, est inférieure à celle de 1996. Par conséquent, l'équilibre financier de ces établissements est menacé car la participation des familles ne peut être augmentée et la part des entreprises tend à diminuer. Il lui demande donc s'il entre dans ses intentions d'augmenter la prochaine subvention.

Réponse publiée le 29 janvier 2001

Les écoles supérieures privées mentionnées sont celles relevant de la Fédération des écoles spérieures d'ingénieurs et de cadres (FESIC). Le ministère de l'éducation nationale apporte annuellement à ces écoles une dotation de fonctionnement prise sur le chapitre budgétaire 43-11-10 (subventions aux établissements et aux écoles techniques d'enseignement supérieur privé). La dépense globale pour l'année 2000 correspondant aux écoles d'ingénieurs et aux écoles de commerce et de gestion concernées par ce chapitre budgétaire s'élève à 87 millions de francs. Or, les deux tiers de cette somme (64 millions de francs) sont versés aux établissements de la FESIC qui souhaite toutefois une subvention au minimum de cinq fois supérieure. Les écoles de la FESIC bénéficient, ainsi, d'un financement nettement supérieur à celui accordé aux autres établissements d'enseignement supérieur privé dispensant le même type de formation. Ce soutien financier, qui a connu depuis 1997 une augmentation significative, est actuellement maintenu. A l'avenir, la réflexion engagée avec les grandes fédérations, dont la FESIC, devrait aboutir à conforter l'expérimentation de la politique contractuelle menée notamment avec l'école catholique d'arts et métiers de Lyon et l'école des hautes études industrielles (écoles relevant de la FESIC). Cette politique permettra à l'Etat de lier son soutien financier, sur quatre ans, à la pertinence des projets d'établissements. Dans cette perspective, seront pris en compte en particulier la qualité des cursus proposés, le soutien au développement des secteurs actuellement les plus porteurs (informatique, télécoms, réseaux) et l'insertion professionnelle des diplômés. C'est cet objectif que j'entends conforter dès le budget 2001.

Données clés

Auteur : M. Michel Terrot

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement privé

Ministère interrogé : éducation nationale

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 6 novembre 2000
Réponse publiée le 29 janvier 2001

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