équarrissage
Question de :
M. Richard Cazenave
Isère (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Richard Cazenave souhaite interroger M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation sur les difficultés économiques que traversent les artisans bouchers et bouchers charcutiers. En effet, la profession subit depuis ces dernières années non seulement la crise de la vache folle mais aussi les conséquences de la dioxine. En plus de ces difficultés successives, des taxes supplémentaires viennent s'ajouter, la taxe d'équarrissage et le paiement de la collecte des os et suifs, devenus sans valeur. Les bouchers charcutiers doivent assumer les conséquences d'accidents industriels dont ils ne sont en aucune manière responsables. Il est donc temps d'envisager la réforme de cette taxe particulièrement injuste et mal ressentie par nos artisans, dès lors qu'ils transforment et vendent exclusivement des produits carnés, contrairement à d'autres formes de distribution, qui peuvent diluer le poids de la taxe d'équarrissage dans leur chiffre d'affaires global. Les artisans bouchers sollicitent aujourd'hui à nouveau son aide pour exclure du paiement de la taxe d'équarrissage nos artisans dont l'activité principale est de transformer et de vendre des produits carnés et leurs dérivés. Il souhaite donc connaître ses intentions dans ce domaine.
Réponse publiée le 5 février 2001
Des mesures ont été prises en faveur des artisans bouchers et charcutiers. Elles concernent la taxe d'équarrissage. Cette taxe a été instituée en 1997. En sont redevables les personnes qui réalisent la vente au détail de viandes. Lorsque leur chiffre d'affaires de l'année civile précédente est inférieur à 2 500 000 francs, elles en sont exonérées. Conscient des difficultés rencontrées par les artisans bouchers et charcutiers, le Gouvernement a décidé de porter le seuil d'exonération de la taxe d'équarrissage à 5 000 000 francs. Cette mesure, introduite par l'article 35 de la loi de finances rectificative pour 2000 parue au Journal Officiel du 31 décembre 2000, devrait permettre d'exclure la plupart d'entre eux du paiement de la taxe. Ces mesures répondent aux attentes des artisans du secteur de l'alimentation au détail et contribuent au soutien demandé par un secteur particulièrement touché par la crise de la « vache folle ».
Auteur : M. Richard Cazenave
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agroalimentaire
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat et consommation
Ministère répondant : PME, commerce, artisanat et consommation
Dates :
Question publiée le 13 novembre 2000
Réponse publiée le 5 février 2001