Question écrite n° 54171 :
TOM : Wallis-et-Futuna

11e Législature

Question de : M. Victor Brial
Wallis-et-Futuna (1re circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Victor Brial attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'outre-mer sur l'insuffisance des équipements géographiques du territoire de Wallis-et-Futuna. L'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie qui prévoit la séparation des services administratifs des deux collectivités, rend en effet nécessaire la création d'un service ayant pour mission l'amélioration des connaissance topographiques, cartographiques, hydrauliques et sismiques. Il lui rappelle que la maîtrise de la cartographie est essentielle pour assurer un aménagement rural prudent et un développement économique réaliste. Compte tenu par ailleurs de l'importance des risques sismiques à Futuna, il est indispensable de mettre en place au plus vite un système spécifique de surveillance en temps réel. A plus long terme, il serait souhaitable qu'une étude complète en matière de géodésie spatiale et d'hydraulique soit menée en collaboration avec les scientifiques de l'ORSTOM. Aussi, il souhaite savoir s'il envisage de réserver une suite favorable à cette proposition et quels moyens humains et financiers il compte consacrer à sa réalisation. La protection des populations mais également une meilleure mise en valeur des terres en dépendent.

Réponse publiée le 19 mars 2001

La question des connaissances topographiques sur Wallis-et-Futuna et de l'adéquation des équipements aux besoins du territoire est une préoccupation du secrétariat d'Etat à l'outre-mer et une mise à jour devait être envisagée. Pour disposer d'une nouvelle cartographie actualisée utilisant les techniques contemporaines informatisées (système d'informations géographiques ou SIG), le territoire avait d'ailleurs fort justement inscrit dans son programme indicatif « VIIIe fonds européen de développement » sa réalisation pour un montant de 80 MF CFP (sur la base des estimations faites en 1996/1997 par une société néo-calédonienne et l'Institut géographique national). Mais le programme indicatif territorial approuvé en novembre 1999 n'intègre plus cette opération. Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer a de plus souhaité qu'une mission de l'institut de recherche en développement (IRD), rassemblant les chercheurs scientifiques les plus compétents dans leurs domaines respectifs, se rendre sur le territoire très prochainement, afin de faire une synthèse pluri-disciplinaire des connaissances actuelles sur Wallis-et-Futuna et établisse des prescriptions pour permettre un véritable développement durable de l'archipel. Le secrétariat d'Etat à l'outre-mer a demandé à ce qu'au cours de cette mission soit examinée la faisabilité de la réalisation d'une nouvelle campagne cartographique et la mise à disposition du territoire d'un SIG d'une part, et la mise en place à Futuna d'un service administratif de veille, à même d'exploiter en temps réel les données fournies par les capteurs sismiques, d'autre part. Au vu des analyses et propositions qui seront faites à l'issue de cette mission, les suites pratiques à leur donner et les conditions de leur mise en oeuvre pourront être examinées.

Données clés

Auteur : M. Victor Brial

Type de question : Question écrite

Rubrique : Outre-mer

Ministère interrogé : outre-mer

Ministère répondant : outre-mer

Dates :
Question publiée le 27 novembre 2000
Réponse publiée le 19 mars 2001

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