équarrissage
Question de :
M. Pascal Clément
Loire (6e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Pascal Clément attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les inquiétudes des abatteurs de viande à la suite des mesures gouvernementales interdisant l'usage des farines animales afin de lutter contre l'épizootie d'ESB et d'enrayer le risque d'épidémie de la maladie de Creutzfeld-Jakob. Plusieurs abattoirs et industriels de la Loire se trouveront en effet à très court terme dans l'impossibilité de stocker déchets et graisses animales que les sociétés de stockage n'enlèveront plus, faute d'aires suffisantes. Des mesures d'aide à la filière bovine ont certes prévu un soutien aux entreprises qui opèrent en aval de la filière telles que les négociants et abatteurs, mais il s'agit de résoudre dans l'urgence le problème très concret des déchets qui s'accumulent. Aux problèmes d'environnement qui se dessinent à très court terme s'ajoute un risque de contamination, les déchets animaux risquant d'être entreposés dans des lieux qui ne s'y prêtent pas. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il souhaite mettre en place, dans l'urgence, afin d'assurer la destruction des déchets dans chaque département.
Réponse publiée le 9 juillet 2001
A la suite des mesures décidées par le Gouvernement pour sécuriser les filières viandes, il a été créé une mission interministérielle pour l'élimination des farines animales dirigée par M. le préfet Jean-Paul Proust, puis par M. Joël Lebeschu. Dans ce cadre, tous les moyens sont mis en oeuvre pour gérer les flux dans le respect des contraintes environnementales et établir des circuits pérennes d'élimination des coproduits des industries des viandes. L'adéquation de la production de déchets et de la capacité de traitement est un souci constant du service du ministère de l'agriculture et de la pêche. La collecte des coproduits liés à l'abattage des animaux destinés à la consommation a pu ainsi être poursuivie de façon satisfaisante. En ce qui concerne les bovins abattus dans le cadre du dispositif de retrait-destruction mis en place au niveau communautaire, il génère par animal des volumes de produits à transformer en farines animales qui sont particulièrement importants ; c'est pourquoi le nombre de bovins à abattre dans ce cadre est régulé de façon hebdomadaire, en fonction des capacités disponibles dans les usines d'équarrissage, afin d'éviter que celles-ci subissent un engorgement nuisible sur le plan sanitaire et environnemental.
Auteur : M. Pascal Clément
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agroalimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 11 décembre 2000
Réponse publiée le 9 juillet 2001