Question écrite n° 57664 :
sécurité alimentaire

11e Législature

Question de : M. Claude Gatignol
Manche (4e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Claude Gatignol attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'interdiction de la commercialisation du ris de veau. Les travaux de nos chercheurs-experts semblent bien se diriger vers une conclusion qui est que cette partie de carcasse - le thymus de très jeunes bovins, élevés au lait, n'a pas à être classé dans les matériaux à risque spécifié. Il lui demande donc dans quel délai il envisage de lever l'interdiction qui frappe cet élément valorisant pour les éleveurs et de haut niveau gastronomique pour les consommateurs.

Réponse publiée le 23 avril 2001

L'interdiction de commercialisation des thymus de veau (ris) prononcée par l'arrêté du 10 novembre 2000 a été prise suite à un avis du 15 mars 2000 de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, reprenant en cela l'analyse du comité interministériel sur les encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles du 28 février 2000 qui n'excluait pas le risque de contamination par l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine de cet organe. Il s'agit d'une mesure conservatoire prise pour une durée d'un an renouvelable. A ce jour, les données scientifiques disponibles ne permettent pas d'écarter de la liste des matériels à risque spécifiés le thymus des veaux. Il n'est donc pas envisageable dans ces conditions de lever cette interdiction dans l'immédiat.

Données clés

Auteur : M. Claude Gatignol

Type de question : Question écrite

Rubrique : Consommation

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 12 février 2001
Réponse publiée le 23 avril 2001

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