Question écrite n° 58228 :
exonération

11e Législature

Question de : M. Michel Sainte-Marie
Gironde (6e circonscription) - Socialiste

M. Michel Sainte-Marie attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le projet de décret instaurant la TVA sur la restauration sociale. Suite à une requête de la Fédération nationale de l'industrie hôtelière devant le Conseil d'Etat, ce dernier a déclaré illégales deux décisions ministérielles du 23 mars 1942 et de mars 1943 qui permettaient l'exonération de TVA applicable aux repas servis dans les cantines d'entreprise. Par conséquent, il semble que le Gouvernement prépare actuellement un décret instaurant une TVA de 5,5 % sur le prix des repas. Or cette éventualité est largement critiquée par les organisations d'aide sociale des salariés. Aussi il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.

Réponse publiée le 18 juin 2001

A la demande de certains professionnels de la restauration, le Conseil d'Etat a, par une décision du 27 mars 2000, déclaré illégales les deux décisions ministérielles en application desquelles la fourniture de repas au personnel dans les cantines d'entreprise ou administratives était, sous certaines conditions, exonérée de taxe sur la valeur ajoutée. Le maintien d'une exonération de TVA n'était donc plus possible. Le dispositif retenu, qui a fait l'objet d'une large consultation des professionnels concernés et des organisations syndicales, est conforme au droit, tout en respectant la dimension sociale de la restauration collective. Ainsi, les recettes provenant de la fourniture des repas au personnel dans les cantines d'entreprises ou administratives sont désormais soumises à la TVA comme le précise l'instruction administrative du 21 mars 2001 publiée au bulletin officiel des impôts 3 A-5-01. Toutefois, ces recettes peuvent, en application de l'article 279a bis du code général des impôts, bénéficier du taux réduit de la TVA dans les conditions prévues par le décret n° 2001-237 du 20 mars 2001 codifié à l'article 85 bis de l'annexe III à ce code. La combinaison de ces dispositions permet de neutraliser les conséquences financières de l'imposition à la TVA, tant pour les usagers que pour les organismes gestionnaires. Par ailleurs, la fourniture de repas dans les cantines scolaires ou universitaires ainsi que celle effectuée au profit des patients des établissements de santé restent non soumises à la TVA. Ces précisions paraissent de nature à répondre aux préoccupations exprimées par les auteurs des questions

Données clés

Auteur : M. Michel Sainte-Marie

Type de question : Question écrite

Rubrique : Tva

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 26 février 2001
Réponse publiée le 18 juin 2001

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